Le Havre AC : Benjamin Prétavoine, l’enfant du club

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Benjamin Prétavoine, le 07/04/19
Benjamin Prétavoine pendant un match d'U17 le 07/04/19. ©Mégane Fréchon
Ligue 1

Aujourd’hui, We Sport vous propose de partir à la rencontre de Benjamin Prétavoine, jeune joueur du centre de formation du Havre Athletic Club. Il revient pour nous sur son parcours, ses ambitions et les premières performances du Havre en Ligue 2.

 

Bonjour Benjamin, merci de nous accorder cette interview. Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Je m’appelle Benjamin Prétavoine, j’ai 18 ans, je joue en U19 Nationaux au Havre Athletic Club. Ça fait maintenant 14 ans que je suis au Havre alors on peut dire que je suis un enfant du club. J’ai commencé le foot à 4 ans au HAC et il faut savoir que par rapport à ma catégorie et le groupe de National 3, on doit être que 4 ou 5 à avoir commencé aussi jeune.

 

Raconte nous ton parcours. Comment tout a commencé ?

Mon grand frère, qui a aujourd’hui 22 ans, jouait au HAC en tant que gardien de but. À l’époque, il s’entraînait en futsal parce qu’avec Le Havre, ils avaient des entraînements en salle. Moi j’étais petit, j’aimais bien toucher le ballon et je l’entraînais, je lui faisais des tirs. Son entraîneur m’a vu et il a pensé que ce serait bien que je rejoigne le club. Donc j’ai commencé en pré-débutant, c’est la plus basse catégorie, avec lui. Petit à petit, je suis monté en catégorie, j’ai changé de coach. Au tout début et jusqu’à mes 7 ans, j’ai été surclassé donc je jouais avec la catégorie supérieure. Je suis de 2002 donc je jouais avec des 2001 voire même des 2000 parfois, parce que j’avais… (il cherche ses mots) du potentiel, on va dire. Après, arrivé en Poussins (aujourd’hui, catégorie U9, ndlr), je suis resté dans ma catégorie. Quand j’étais petit, j’évoluais au poste d’ailier droit et quand le foot à 11 a commencé, en U14, je suis passé latéral droit et depuis je suis resté à ce poste et ça me convient.

 

Tu te présenterais comment en tant que joueur ?

Je suis quelqu’un de plutôt rapide, j’ai une bonne technique et une bonne vision du jeu. Je suis meilleur offensivement que défensivement. Après j’ai entraînement tous les jours donc je continue de travailler sur mes points faibles comme mes points forts pour les améliorer. Je me considère comme un latéral moderne. Le club et le coach veut avoir des latéraux qui sont à la fois offensifs et défensifs donc c’est ce que j’essaie de faire.

 

À quel joueur tu te comparerais en tant que défenseur offensif ?

Franchement, je regarde beaucoup de latéraux droits et j’aime bien Carvajal et Alexander-Arnold. Mon style est un mix des deux on va dire, même si je suis loin de leur niveau, mais j’espère un jour être comme eux.

 

De qui est venu ta passion pour le foot ?

Depuis que je suis petit, il y a des gens dans ma famille qui me disent que je suis né avec un ballon aux pieds (rires). Dès le plus jeune âge, je devais avoir 1 ou 2 ans, je jouais déjà au ballon, je faisais des conduites de balle, je tirais, donc dès tout petit j’aimais déjà ce sport. Il faut savoir aussi que j’ai une famille de footballeur : mon grand-père était footballeur, mon père l’était et mon frère aussi, donc c’est de famille.

 

Comment tu es arrivé aussi haut au sein du club du Havre ?

J’ai commencé très tôt et c’est ce qui m’a permis de gravir les échelons. Si tu as 14 ou 15 ans et que tu veux rentrer au centre de formation, tu dois passer par des détections, des tests d’une à deux semaines avec le club et c’est lui qui choisit à la fin si il te retient ou pas. J’ai eu la chance de ne pas passer par ces étapes car je suis arrivé petit au club. Après, à chaque fin de saison, tu as une réunion avec le coach pour décider de ton avenir, savoir s’il te garde ou pas. Pour le moment, ils m’ont toujours gardé, ça récompense mon travail et mes sacrifices.

 

As-tu été approché par d’autres clubs au cours de ces dernières années ?

Il faut savoir que si le HAC décide de te garder, ils ne vont pas te dire si tu as tel ou tel club qui est sur toi. C’est vrai qu’il y a eu des rumeurs à un tournoi, comme quoi l’Olympique de Marseille était intéressé mais je ne saurais pas te dire si c’était vrai ou faux. C’est la seule rumeur dont j’ai entendu parler. Ils sont assez discret sur ça. Avant, j’avais pas d’agent pour faire l’intermédiaire entre les clubs et moi. Si un club voulait me rencontrer, c’est le HAC qui recevait les appels et comme ils voulaient me garder, ils ne me l’ont pas dit.

 

Le Havre t’a-t-il proposé un contrat professionnel ? Est-ce que tu es en contact avec le groupe pro ? 

Ils ne m’en ont pas encore proposé, non, mais c’est mon objectif d’ici quelques années. Bien-sûr, je m’entends bien avec certains joueurs et notamment des joueurs qui ont mon âge et qui sont déjà dans le groupe pro. Le frère de mon meilleur ami est professionnel donc je m’entends bien avec son frère aussi. (Victor Lekhal ?) Oui c’est ça. Après avec le staff du groupe pro, pas vraiment parce que je suis pas encore dans le groupe pro. Mais sinon, oui, il y a des joueurs avec qui je m’entends bien comme Himad Abdelli qui est un copain à mon frère, on a des amis en commun. Victor Lekhal, Ylan Gomes qui faisait partie de ma catégorie. Après il y a Mamadou Fofana, Godwin (Bentil, ndlr), tous les jeunes qui sont dans le groupe pro.

 

Est-ce que tu suis les performances de l’équipe professionnelle du  HAC ?

Un peu, oui. Je suis leurs résultats mais là en début d’année, je ne suis pas encore allé les voir au stade.

 

Est-ce que tu penses qu’ils peuvent monter en Ligue 1 cette année ?

Comme c’est le début de saison, c’est dur à dire. Je sais que le staff et le groupe pro veulent monter en Ligue 1, c’est leur objectif. Après, de là à dire qu’ils vont monter cette année, c’est encore trop tôt pour le dire, mais on l’espère.

 

Est-ce que tu trouves que Paul Le Guen a apporté quelque chose en plus au groupe ?

Je pense qu’avec son expérience, il a fait du bien au club. Il a réussi à classer l’équipe 6e l’année dernière. Il a fait un bon boulot. En plus, il fait confiance aux jeunes, ça c’est bien.

 

Tu as parlé de sacrifice tout à l’heure. Par rapport à quoi ?

On a beaucoup entraînement donc déjà c’est se lever tous les matins, aller à l’entraînement sous la pluie, sous la neige. Cette semaine, on a eu de la grêle. Ça ce sont des sacrifices, tout le monde n’a pas le mental pour faire ça. Et après tu as les sacrifices extra-sportifs. À notre âge, les jeunes aiment bien sortir, aller en boîte, fumer, boire… Tout ça, le fait de te priver de sortir, de ne pas voir ta copine pendant plusieurs jours parce que tu prépares un match, de ne pas sortir le soir parce que le lendemain, tu as entraînement, rater des anniversaires parce que tu as match. Tout ça, c’est beaucoup de sacrifices et pour en arriver là il faut en faire, c’est indispensable.

 

Merci à Benjamin d’avoir pris de son temps pour se confier à nous. We Sport lui souhaite la meilleure des continuations sur les terrains nationaux, voire plus d’ici quelques années.

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