On continue 3 a fait les beaux jours de son équipe en NCAA. Retour sur la fabuleuse histoire des Gators et de son frenchie.
2005-2006 : le début de l’histoire
Au départ de la saison 2005, Florida ne fait pas forcément office de favori. Après le départ de plusieurs joueurs cadres (notamment David Lee), les jeunes ont pris le pouvoir. Les Gators commencent donc la saison non-classés mais ils vont très vite faire parler d’eux en enchainant les victoires. Avec 17 victoires consécutives, la jeune garde de Florida réalise le meilleur départ l'histoire de la fac. La légende est en marche !
Joakim Noah impressionne
Après un petit creux en milieux de saison, les coéquipiers de Joakim Noah se reprennent et ils remportent le Tournoi de la SEC pour seulement la deuxième fois de leur histoire. Avec un bilan de (27-6) Florida attaque la March Madness avec la tête de série n°10 et les premiers tours ne sont qu’une formalité. L’exploit arrive en finale régionale lorsque les Gators font tomber les Wildcats de Villanova (75-62) de Kyle Lowry, un des favoris du tournoi ! Grâce à cet exploit, Florida accède au Final Four pour la première fois depuis 2000. Avec 21 points, 15 rebonds et 5 contres lors de ce match, Joakim Noah confirme qu’il est bien l’un des meilleurs pivots du pays.
En demi-finale, Florida s’impose facilement (73-58) et retrouve UCLA pour la deuxième finale de son histoire. Après une défaite contre Michigan State en 2000, les Gators prennent cette fois-ci leur revanche. Florida contrôle et s’impose (73-57). Joakim Noah réalise encore une énorme performance avec 16 points, 9 rebonds et 6 contres (record du National Championship Game) ! Il est logiquement élu meilleur joueur du Final Four. Grâce à son duo Noah/Horford, les Gators remportent le premier titre de leur histoire.
Back in 2006 Joakim Noah and the Gators took over college basketball. pic.twitter.com/BfuZO6VsF7
— CBS Sports (@CBSSports) March 15, 2019
2006-2007 : le rouleau compresseur venu de Floride
La saison suivante, on prend les mêmes et on recommence ! Pour la première fois de l’histoire, une équipe championne en titre aligne le même cinq de départ. Avec Corey Brewer, Al Horford, Joakim Noah, Taurean Green et Lee Humprey, les Gators sont donc logiquement favoris à leur propre succession.
Comme prévu, les coéquipiers de Joakim Noah emportent tous sur leur passage ! Un bilan de (29-5) en saison régulière, une conférence dominée de la tête et des épaules et un tournoi SEC remporté facilement font de Florida le grand favori de la March Madness 2007 !
Une March Madness pour l’histoire
Jackson State, Purdue, Butler, Oregon, aucune de ces équipes n’est capable d’arrêter Florida qui se qualifie donc facilement pour le Final Four. En demi-finale, dans un remake de la finale de 2006, les Gators dominent une nouvelle fois les Bruins de UCLA (76-66). Si le duo Noah/Horford reste discret, c’est cette fois Corew Brewer qui prend les choses en main avec 19 points donc 4/5 à 3-pts.
Il n’y a donc plus qu’Ohio State qui peut empêcher les Gators de faire le doublé. Malgré un excellent match du futur n°1 de draft, Greg Oden (25 pts ; 12 reb), les Buckeyes ne peuvent rien et ils s’inclinent (84-75). Florida est une nouvelle fois champion ! C'est cette-fois Corey Brewer qui est élu meilleur joueur du Final Four !
Grâce à son Big Three, Florida devient la première équipe à réaliser le doublé depuis Duke en 1991-1992. C’est également la dernière équipe à avoir réussi cet exploit. Ironie du sort, les Gators remportent également, cette année-là, le championnat de College Football au dépend des Buckeyes d’Ohio State. C’est la première fois dans l’histoire du sport universitaire qu'une fac remporte la même année le championnat de basket et de football!
La draft 2007 sous le signe de Florida
Evidemment après ce doublé, Florida placera trois joueurs dans le Top 10 de la draft 2007 ! C’est Al Horford qui est appelé en premier. Le pivot dominicain est choisi par les Hawks d’Atlanta en troisième position. C’est ensuite Corey Brewer qui est choisi en septième position par les Minnessota Timberwolves. Joakim Noah complète le Top 10 avec une sélection en neuvième position par les Bulls de Chicago. Trois joueurs dans le Top 10, c’est tout simplement une première dans l’histoire de la draft. Au total, la fac de Gainesville place cinq de ses joueurs entre le premier et le deuxième tour !

Joakim Noah le pionnier
Après une première saison en guise de découverte (3,5 pts ; 2,5 reb), le français a, peu à peu, trouvé sa place dans l’équipe floridienne et son duo avec Al Horford est vite devenu inarrêtable tant offensivement que défensivement. Si deuxième saison a été une réussite (14 pts ; 7 reb), il a surtout été exceptionnel lors de la March Madness 2006. Avec 16 points, 9,5 rebonds et surtout 5 contres de moyenne, il permet aux Gators de décrocher le premier titre de leur histoire. Premier français à décrocher un titre universitaire, le Jook ne s’arrête pas là puisqu'il est logiquement élu meilleur joueur du Final Four. Véritable monstre de défense et adroit sous le panier, le français rentre définitivement dans l’histoire de la March Madness.
Un temps pressenti pour s’engager en NBA, le français suit ses coéquipiers et il rempile finalement une année de plus avec son université de cœur. Même si Joakim Noah réalise une saison de 2006-2007 de qualité (12 pts ; 8,4 reb), c’est bien Al Horford la nouvelle star des Gators. Sa deuxième March Madness est donc moins impressionnante (11,5 pts ; 9,5 reb ; 2 ctr) mais l’essentiel est ailleurs. Bien que dominé par Greg Oden en finale contre Ohio State, il reste une pièce maitresse du dispositif de Florida avec qui il remporte un deuxième titre universitaire. Tout comme ses coéquipiers, il peut quitter le campus de Gainseville la tête haute ! Cette génération dorée vient de marquer définitivement l’histoire des Gators et du basket NCAA.
Le talent (surtout défensif) du pivot français n’a forcément pas laissé les franchises NBA indifférentes. Sélectionné en 9ème position par les Chicago Bulls, il devient le français drafté le plus haut de l’histoire (sélectionné en 8ème position en 2018, Frank Ntilikina a depuis fait mieux). S’en suivra une carrière NBA radieuse !