Moins de deux mois et demi après le titre des Lakers, la NBA va déjà reprendre ses droits pour un nouvel exercice. Après une Draft virtuelle et un intersaison éclair, les trente franchises de la ligue vont donc déjà repartir au front. Dans la dernière ligne droite avant le début de la saison 2020/2021, We Sport fait le tour des forces en présence et des attentes pour chaque équipe. Aujourd’hui, focus sur cinq franchises pour qui les playoffs ne semblent qu’un lointain espoir.

Charlotte Hornets

Gordon Hayward et LaMelo Ball, les symboles du renouveau des Hornets ? (Crédits photo : ClutchPoints)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

Qu'elle nous a fait plaisir cette équipe des Hornets. On ne va pas se le cacher, après l'intersaison calamiteuse et le départ du duo Kemba Walker (Boston) – Tony Parker (retraite), tout le monde s'attendait au pire. Bon nombre d'observateurs voyait la franchise du grand MJ finir dans les bas-fonds de la conférence Est. Et force est de constater que les frelons ont plutôt été séduisants (par période, il ne faut pas trop en demander quand même!). Les jeunes ont pris les rênes (Graham, Bridges), et les nouveaux ont apporté leur pierre à l'édifice (Rozier, Washington). Seul hic, les contrats de Batum et Biyombo, traînés comme un boulet par toute la Caroline du Nord. Néanmoins, ces frelons étaient pétillants et ont laissé entrevoir de belles promesses. Vivement la suite.

À quoi ressemble l'effectif ?

Le journal de l’intersaison

Libéré, délivré ! C'est ce qu'à dû se dire le board des Hornets le 29 novembre après avoir coupé le contrat de Nicolas Batum. Déçus en tant que bons français que nous sommes, cela reste tout de même la meilleure solution, tant la situation devenait néfaste pour les deux parties. Bacon, qui végétait en bout de banc, et Hernangomez, sans doute mécontent de son utilisation, sont également partis. Car il a fallu faire de la place pour le contrat stratosphérique de Gordon Hayward, la recrue phare de l'intersaison ! On ne s'attendait pas forcément à cela, Charlotte n'ayant pas clairement affiché ses intentions d'attirer un gros poisson, et semblant miser d'avantage sur une construction autour de sa jeunesse (Graham, Bridges, Washington). La rumeur Westbrook a fait surface quelques temps sans jamais prendre de l'ampleur.

Néanmoins, l'ancien All-Star de Boston va apporter un énorme plus à cette équipe inexpérimentée… mais à quel prix! 120 millions de dollars sur 4 ans. Pas évident d'être attractif sans les plages de South Beach, Beverly Hills ou Manhattan. Encore plus quand vous n'avez participé aux playoffs que cinq fois depuis le début du XXIème siècle. Mais avant de jeter la pierre, attendons de voir ! Car même s'il manque une vraie présence à l'intérieur (papy Zeller commence à faire son âge), le roster paraît intriguant.

La draft a permis de récupérer le très bankable LaMelo Ball, aussi prometteur sur le parquet que médiatique sur les réseaux sociaux, mais aussi Vernon Carey Jr, intérieur transfuge de Duke choisi en tout début de deuxième tour, sur lequel les Hornets misent beaucoup.

Malik Monk est également toujours présent, lui qui est capable du meilleur comme du pire. Tout comme Biyombo, prolongé faute de meilleure solution.

En vue en fin de saison dernière, les frères Martin, Cody et Caleb, auront aussi leur rôle à jouer au sein de la rotation. Enfin, Jalen McDaniels viendra compléter l'effectif.

Le 5 Majeur

Bien que la concurrence soit rude (aucun joueur mis à part Hayward semble intouchable), les Hornets devraient commencer la saison avec ce 5 majeur :

  • PG : Terry Rozier
  • SG : Devonte Graham
  • SF : Gordon Hayward
  • PF : PJ Washington
  • C : Cody Zeller

LaMelo Ball devrait avoir du temps de jeu à la mène en sortie de banc et formera avec Malik Monk un duo explosif. Difficile pour Borrego de toucher à son backcourt d'entrée, car cela reste la grosse satisfaction de la saison passée. Mais il n'est pas insensé de penser que Ball vienne rapidement s’immiscer dans le 5 majeur. Miles Bridges, titulaire l'an passé et auteur d'une belle saison pleine de promesses, verra son rôle évoluer, à moins qu'il ne vienne concurrencer PJ Washington au poste 4, lui qui doit encore exploiter ses qualités athlétiques au mieux. Les frères Martin vont devoir batailler et profiter de chaque occasion qui leur sera proposée sur les ailes. À l'intérieur, on attend beaucoup de Biyombo, en sachant que Zeller enchaîne les pépins physiques et qu'il reste l'un des pivots titulaires les moins impactants de la ligue.. Les deux anciens auront également un rôle à jouer auprès de Vernon Carey Jr, diamant à polir.

Objectifs et attentes

Au niveau de l'effectif, il n'est pas usurpé de dire que Charlotte s'est renforcé. Batum est parti, tout comme Bacon et Willy Hernangomez, mais seul le dernier entrait vraiment dans la rotation. À l'inverse, les recrues sont plutôt intéressantes : la draft a été bonne, et Hayward, si l'on occulte son contrat, reste un joueur exceptionnel, bien que son niveau physique soit une énigme. Le problème, c'est que les « petits » se sont encore plus renforcés ! Atlanta dispose désormais d'un effectif XXL, Washington vient de récupérer Westbrook et les huit équipes playoffables la saison dernière semblent encore au dessus. Alors que faire ? Tanker et jouer coude-à-coude avec les Knicks et les Pistons ? Laisser libre court à la jeunesse pour développer ses jeunes joueurs ? Croire à un miracle ?

MJ sera sans doute dans la continuité de la saison dernière, à savoir laisser ses gars prendre un maximum de plaisir sous la houlette de Borrego et redonner le smile à un franchise qui en a bien besoin. Et même à tous ses fans, qui, comme le monde entier, vivent une situation difficile et espèrent trouver avec le sport un échappatoire à un quotidien difficile.

Si les Hornets maintiennent le cap, la dixième place pourrait être un bel objectif à se fixer, même si la douzième place semble plus appropriée. Car il faut l'avouer, la saison dernière a largement dépassé les attentes. Cette jeune troupe sera-t-elle capable de confirmer ? Difficile à affirmer.

Cleveland Cavaliers

Andre Drummond, simple passager dans l'Ohio ? (Crédits photo : Jason Miller/Getty Images)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

L’an dernier, Cleveland a connu une saison à deux vitesses. Tout d’abord, les Cavs ont vécu un début de saison difficile sous la houlette de John Beilen, fraîchement nommé après avoir dirigé l’université de Michigan pendant plusieurs saisons. Durant cette période, Cleveland déjoue, peine à proposer du jeu et s’embourbe dans les dernières places de la Conférence Est, s’embarquant dans une nouvelle année compliquée. Toutefois, les choses vont finir par s’arranger sur le retard pour les Cavaliers. John Beilen relevé de ses fonctions, son assistant J.B Bickerstaff prend les choses en mains et va donner un nouveau souffle à cette franchise. Avec la progression de Kevin Porter Jr et l’apport d’Andre Drummond, tout juste bazardé dans l’Ohio par Detroit, la franchise retrouve de l’allant et termine l’année sur une note presque positive (5W-6L). Un motif d’espoir pour une franchise en souffrance depuis le départ de LeBron James.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Intersaison plutôt calme du côté de Cleveland. La principale opération de l’automne fut la draft d’Isaac Okoro en cinquième position, ailier au profil défensif qui pourrait être responsabilisé assez rapidement par son nouveau coaching staff. Autre évènement de l’intersaison, le départ de Tristan Thompson vers Boston. Dans l’Ohio depuis plus de dix ans, le pivot a été poussé vers la sortie par la prolongation (player option) d’Andre Drummond et relèvera donc un nouveau défi dans le Massachusetts. Par ailleurs, on notera les arrivées de Javale McGee et de Damyean Dotson pour renforcer le banc, ainsi que la prolongation de Matthew Dellavedova qui conservera son rôle de vétéran.

Le 5 Majeur

Suite à tous ces mouvements, Cleveland pourrait s’orienter vers le cinq majeur suivant :

  • PG : Collin Sexton
  • SG : Kevin Porter Jr
  • SF : Isaac Okoro
  • PF : Kevin Love
  • C : Andre Drummond

Aucune surprise dans la raquette, où les deux plus gros salaires de l’effectif (Love, Drummond) devraient être titulaires. Pas de surprise non plus à la mène où Collin Sexton sera titulaire, lui qui est désormais le fer de lance du projet des Cavs. Plus d’interrogations subsistent sur les postes 2 et 3, même si le profil d’Isaac Okoro apporterait un véritable plus à ce cinq majeur. L’option Kevin Porter Jr pourrait également être privilégiée au poste 2, lui qui a fini la saison en trombe et qui pourrait ainsi remplacer Darius Garland parmi les titulaires, évitant ainsi à Cleveland d’évoluer avec un backcourt à deux meneurs.

Objectifs et attentes

Comme Detroit (voir ci-après), Cleveland n’aura pas d’objectif précis en terme de classement. Cette saison devrait ainsi servir de transition, afin que les jeunes puissent se développer et que J.B Bickerstaff puisse mettre en place un véritable plan de jeu. L’effectif possède quelques jeunes talentueux qui devront poursuivre leur développement (Porter Jr, Okoro) ou s’affirmer comme leader de la franchise (Sexton). Les Cavaliers doivent progresser dès cette saison pour espérer retrouver les playoffs le plus vite possible, et toutes les conditions semblent requises pour que cette progression se fasse de la meilleure des manières dès 2021.

Outre le développement de ses jeunes, Cleveland devra également prendre une décision quant aux membres de sa raquette. Sous contrat jusqu’en 2023, Kevin Love devrait encore une fois être dans les rumeurs de transfert (pour faire de la place à Larry Nance Jr ?) lors de la trade deadline, à moins que l’ancien coéquipier de LeBron James et Kyrie Irving ne soit conservé pour servir de mentor à la nouvelle génération. Cas de figure légèrement différent pour Andre Drummond, en fin de contrat à l’issue de la saison mais qui pourrait également quitter la franchise d’ici la fin de la saison. Les résultats ne seront pas la priorité, et les attentes se concentreront surtout autour de la progression des quelques joueurs à développer au sein du collectif.

Detroit Pistons

Derrick Rose, le mentor parfait pour Killian Hayes ? (Crédits photo : Jonathan Bachman/Getty Images)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

À Detroit, un seul mot pourrait servir à résumer l’exercice précédent : reconstruction. Après plusieurs saisons à lutter pour les dernières places qualificatives à l’Est, la franchise a décidé d’entamer un long processus de restructuration de son effectif pour mieux rebondir dans les années à venir. Symbole de ce changement de cap, le transfert d’Andre Drummond lors de la trade deadline, lui qui était jusqu’ici l’un des fers de lance de la franchise depuis son arrivée en 2012. Conséquence direct sur le plan sportif, les Pistons se sont enfoncés en bas de classement, avec notamment dix-sept défaites sur les vingt derniers matchs de leur saison. À noter tout de même l’éclosion de Christian Wood, qui s’est affirmé comme un joueur solide au cours de la saison.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

L’intersaison fut un véritable chambardement du côté du Michigan. Premier mouvement d’importance capitale, Troy Weaver a rejoint les bureaux en qualité de GM et sera donc l’architecte du nouveau projet de Detroit. Sous ses ordres, les Pistons se sont montrés particulièrement actifs le soir de la Draft. Après avoir récupéré Killian Hayes (Cocorico) avec le septième choix, la franchise a monté deux échanges pour sélectionner Isaiah Stewart (16e choix) puis Saddiq Bey (19e choix) en milieu de Draft. Deux choix pour l’avenir en qui la nouvelle direction semble avoir confiance. À noter que Detroit se sépare de Luke Kennard (Clippers), Bruce Brown (Nets) mais aussi de Christian Wood (Rockets) via un sign and trade dans ces transactions.

Au cours de la Free Agency, le mot d’ordre semblait clair pour les dirigeants : renforcer la raquette. Malgré la présence de Blake Griffin et la sélection d’Isaiah Stewart, de nombreux (trop ?) autres joueurs sont venus renforcer le secteur intérieur. Parmi eux, on remarquera Jerami Grant, à qui un rôle plus important qu’à Denver semble avoir été promis, Mason Plumlee et Jahlil Okafor. Sur les lignes arrières, outre l’arrivée de Dzanan Musa et de Rodney McGruger le soir de la Draft, le seul ajout notable est celui de Delon Wright en provenance de Dallas.

Le 5 Majeur

Suite à tous ces mouvements, Detroit pourrait s’orienter vers le cinq majeur suivant :

  • PG : Killian Hayes
  • SG : Svi Myhailliuk
  • SF : Jerami Grant
  • PF : Blake Griffin
  • C : Mason Plumlee

Drafté en septième position, Killian Hayes devrait logiquement être intronisé dans le cinq majeur avec Derrick Rose comme remplaçant. Payés à prix d’or, Jerami Grant et Mason Plumlee devraient également débuter la saison en tant que titulaire. Plus poste 4 que poste 3, Grant devrait néanmoins évoluer à l’aile à cause de la présence de Blake Griffin, également titulaire indiscutable à Detroit. Le choix du poste 2 reste plus difficile à cerner, même si les qualités de shooteur de Svi Mihailiuk pourraient lui offrir une longueur d’avance.

Objectifs et attentes

Pour Detroit cette saison, les attentes seront minimes. Sans obligation de résultat, les hommes de Dwayne Casey évolueront sans pression et auront comme objectif de proposer du jeu. Avec un effectif loin d’être le plus solide et consistant de la ligue, la place sera sûrement donnée aux jeunes, en espérant que ces derniers se développent dans les meilleures conditions possibles. Par conséquent, on suivra avec attention l’évolution des deux frenchies de l’effectif Killian Hayes et Sekou Doumbouya, mais également des autres rookies de l’effectif (Stewart, Bey).

Par ailleurs, une autre donnée à surveiller de près au cours de cette saison sera le choix de la franchise de conserver ou non Blake Griffin. Ne s’inscrivant pas forcément dans le projet à moyen et long terme des Pistons, l’ancien Clipper pourrait plier bagage lors de la trade deadline pour rejoindre un candidat au titre. De plus, un départ de Griffin permettrait à la recrue Jerami Grant d’évoluer à son véritable poste, le poste 4. Avec ou sans son actuel franchise player, Detroit n’aura sûrement rien à jouer cette saison, et devrait (à raison ?) truster une nouvelle fois les dernières places de la Conférence Est.

New York Knicks

Obi Toppin, nouveau chouchou du Garden ? (Crédits photo : Raj Mehta-USA TODAY Sports)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

Du progrès mais peu de satisfactions, New York a encore été une franchise ambivalente l’an dernier. Après une intersaison clairement négociée pour conserver de la flexibilité pour le marché 2020 (voir plus bas), la franchise est très vite rentrée dans le dur. Sous les ordres de David Fizdale, les Knicks n’ont, encore une fois, pas convaincus. Les résultats ont rapidement déçus, et David Fizdale puis Steve Mills en ont fait les frais en perdant leur poste. Par la suite, New York a montré un visage légèrement meilleur avec quelques joueurs en progression, même si RJ Barrett n’a pas encore montré tout l’étendue de son potentiel. Au final, la franchise de Big Apple a montré quelques petites choses intéressantes, mais reste encore très loin d’entre-apercevoir le bout du tunnel.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Avec beaucoup d’argent de disponible cette automne, on aurait pu s’attendre à ce que les Knicks frappent un grand coup sur le marché des agents libres ou via un échange. Résultat ? Ni l’un ni l’autre ! Les principales signatures se nomment Austin Rivers, Nerlens Noel et Alec Burks, tandis que Bobby Portis ou encore Taj Gibson n’ont pas été prolongés et qu’Elfrid Payton a lui reçu une extension de contrat.

Néanmoins, New York a tout de même vécu une intersaison agitée, avec du mouvement dans les bureaux. Ancien agent, Leon Rose débarque en tant que GM et offrira tout son réseau de contacts à sa nouvelle franchise. Sur le banc, Tom Thibodeau récupère les rênes et pourrait enfin donner une structure et une mentalité à cet effectif. Arrivé au cours de l’été, avant même que la NBA ne reprenne ses droits dans la bulle, les deux hommes ont eu le temps de mettre en place leurs premières stratégies. Cette nouvelle patte a pu être aperçue le soir de la Draft où les Knicks ont sélectionné Obi Toppin puis Immanuel Quickley, deux joueurs qui semblent coller avec le nouveau projet.

Le 5 Majeur

Suite à tous ces mouvements, New York pourrait s’orienter vers le cinq majeur suivant :

  • PG : Elfrid Payton
  • SG : RJ Barrett
  • SF : Reggie Bullock
  • PF : Julius Randle
  • C : Mitchell Robinson

Il existe très peu de certitudes chez les Knicks concernant les cinq joueurs qui seront titulaires, même s’il serait aberrant que RJ Barrett n’y figure pas. Malgré son attitude qui semble déplaire à son nouveau coach, Mitchell Robinson devrait également démarrer la saison au poste 5. Pour le reste, cela reste beaucoup plus flou. Bien qu’Obi Toppin ait été choisi le soir de la Draft, Julius Randle devrait être titulaire (pour mieux se faire transférer lors de la trade deadline ?). Concernant les postes de meneur et d’ailier, de nombreuses options peuvent être privilégiées. Avec un profil expérimenté et défensif, Elfrid Payton pourrait rafler la mise à la mène – à moins que Tom Thibodeau ne tombe sous le charme de Frank Ntilikina – tandis que Reggie Bullock pourrait combler le vide sur le poste 3.

Objectifs et attentes

Difficile de dire ce à quoi il faudra s’attendre pour New York cette saison. Si les playoffs constituent un objectif bien trop irréaliste, les Knicks devront montrer des progrès a minima dans le jeu. Tom Thibodeau doit imposer sa patte dès cette année pour refaire des Knicks une franchise compétitive et surtout attractive. Car oui, New York se doit de redevenir une franchise qui fait rêver. En créant du jeu et en développant ses quelques jeunes, la franchise se rachèterait une réputation dans l’optique, peut-être, de frapper un grand coup lors de la prochaine Free Agency.

Si New York ne doit pas brûler les étapes, la franchise semble sur la bonne voie pour ne plus être la honte de la ligue. Du mouvement pourrait avoir lieu d’ici la moitié de la saison (Randle ? Ntilikina ?) afin de rendre la franchise plus attractive et accumuler de nouveaux assets. Le chemin vers la rédemption est encore long et les Knicks devront faire au moins un pas en avant. Espérons que cette fois-ci, la direction choisie soit enfin la bonne.

Orlando Magic

Le Magic candidat légitime aux playoffs ? (Crédits photo : SnoTapWi)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

Peut mieux faire ! Comme la saison précédente, le Magic s'est arrêté au premier tour des playoffs après une saison régulière en deçà des attentes. Après avoir réussi à prendre le match 1 face aux Bucks, les floridiens se sont écroulés. Il est difficile de ne survivre qu'avec Vucevic, et c'est là que l'on retrouve un petit peu les limites d'Orlando. Une équipe moyenne avec des joueurs moyens, qui malgré un Evan Fournier auteur de sa meilleure saison statistique a du mal à se sublimer quand le niveau augmente. Certes, il est possible de trouver des circonstances atténuantes : le calendrier du début de saison était démentiel, et le bilan face aux plus petites équipes restait correct. De plus, une avalanche de blessures est tombée sur la tête de Steve Clifford, ce qui ne le disculpe pas du faible jeu proposé en début de saison. Et encore moins du bilan dans la bulle, à « domicile », où Orlando n'a fait que de la figuration.

À quoi ressemble l'effectif ?

Le journal de l’intersaison

L'effectif n'a que très peu bougé. Est-ce un signe positif ? Ou au contraire, la preuve que John Hammond stagne, et sa franchise avec lui ? Toujours est-il que Vucevic, Fournier, Gordon et Fultz formeront l'axe fort de ce roster. Derrière, il n'y aura que très peu de changement, puisque seuls Dwayne Bacon est arrivé et Cole Anthony drafté. Dans le sens inverse, DJ Augstin a plié bagage, lui qui avait clairement reculé dans la hiérarchie au profit d'un Fultz un petit peu plus en adéquation avec son potentiel, tout comme Wesley Iwundu parti à Dallas.

Le 5 Majeur

  • PG : Markelle Fultz
  • SG : Evan Fournier
  • SF : James Ennis III
  • PF : Aaron Gordon
  • C : Nikola Vucevic

Objectifs et attentes

Difficile d'en attendre davantage que la saison dernière pour le Magic, avec un effectif qui n'est pas meilleur alors que beaucoup d'autres franchises à l'Est se sont renforcées (Nets, Wizards, Hawks). La lutte pour les playoffs va donc encore s'intensifier.

Il va falloir que les leaders maintiennent le cap. Que Terrence Ross, qui devrait avoir de nouveau ce rôle de 6ème homme qui lui scie à merveille, réponde aux attentes. Car derrière, cela paraît bien maigre. La blessure de Jonathan Isaac est un vrai coup dur, et il va falloir être capable de se réinventer. Bacon et Clark vont devoir se relancer, notamment pour le premier qui a complètement explosé en vol la saison dernière à Charlotte. Michael Carter-Williams, enfin stabilisé, va devoir apporter son énergie en sortie de banc. On attend également d'avantage de Mo Bamba, qui a suscité d'énormes intérêts à son arrivée dans la ligue et qui peine pour l'instant à prouver sa vraie valeur. Enfin, Cole Anthony va avoir un vrai rôle à jouer, dès sa première saison NBA.

Si Evan Fournier garde le niveau qui était le sien, Orlando peut espérer batailler. « Vavane » aura sans doute en tête qu'il pourra négocier un très gros contrat l'été prochain, et pour arriver en forme aux JO rien de mieux qu'une belle saison NBA. Vucevic, fraîchement All-Star, aura également à cœur de poursuivre sur sa lancée, lui qui est véritablement devenu la tête d'affiche de sa franchise. Il faudra de toute façon un grand Vooch pour faire sa place dans une conférence qui sera beaucoup plus relevée que la saison dernière à n'en pas douter.

Malgré tout, difficile d'imaginer le Magic aller loin avec cet effectif là. Le couperet est passé proche la saison dernière, avec un bilan négatif mais surtout des concurrents directs trop faibles. Là, l'adversité est beaucoup plus rude. Heureusement, la nouvelle formule des playoffs (le 10ème sera qualifié pour un play-in) joue en faveur des « plus faibles ». Si tout leur sourit, Orlando pourra espérer entrevoir la postseason. Si en revanche, les cadres ne sont pas capables de se sublimer, il faudra alors sans doute songer à changer son fusil d'épaule, peut-être dire au revoir à des Fournier, Gordon ou autre Ross et mettre les voiles sur un nouveau cap.

Pour Charlotte, Cleveland, Detroit, New York et Orlando, la saison risque d’être un peu longue. Malgré des qualités certaines dans chacune de ces franchises, lutter pour les playoffs semble plus utopiste que de regarder vers le premier choix de la prochaine draft. Sommes nous trop critiques avec ces cinq équipes ? Réponse dès le 22 décembre avec le début de la saison régulière !

Article réalisé avec l'aide de Valentin Martin (Hornets & Magic)

Crédits Image en Une : Carlos Osorio, AP