30 Days NBA Rewind : Denver Nuggets

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Ligue 1

Avec le NBA Hiatus, il n’y a plus de matchs à se mettre sous la dent. Ce n’est néanmoins pas une raison pour arrêter de parler de notre sport préféré. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA. Aujourd’hui, direction les Rocheuses pour parler des Denver Nuggets.

L’Histoire des Detroit Pistons :

Disparition, ABA et fusion:
Denver Nuggets
Avant de rejoindre la NBA, Denver était une franchise de la ABA.

L’histoire des Denver Nuggets débute en 1948. La franchise joue alors en NBL et va profiter l’année suivante de la fusion avec la BAA (qui formera la NBA) pour disputer une saison dans la ligue avant de disparaître. Le basket ne revient à Denver qu’une vingtaine d’années plus tard avec la création des Denver Rockets, non pas en NBA mais en ABA. Autour de Byron Beck et Larry Jones, la franchise atteint régulièrement les playoffs mais n’empoche aucun titre malgré deux participations aux Finales ABA. En 1974, la franchise s’apprête à intégrer la NBA et change d’identité et devient les Denver Nuggets, en hommage à la franchise disparue vingt ans auparavant. Après deux nouvelles saisons en ABA, Denver retrouve la NBA en 1976 et remporte de suite sa division, décrochant immédiatement une qualification en playoffs.

English, Mutombo et Difficultés :
Denver Nuggets
Machine offensive, les Nuggets jouaient avec des maillots très colorés dans les années 80. (Crédits : NBA)

En 1979, la franchise engage Doug Moe en tant que coach et change de philosophie de jeu. L’équipe propose un jeu très offensif et dépasse très régulièrement la barre des cent points. Derrière les machines à scorer que sont Alex English (voir plus loin) et Kiki VanDeWeghe, Denver enchaîne les participations en playoffs et atteint même les finales de conférence en 1985 (défaite face aux Lakers), après le départ de VanDeWeghe. Après une courte période difficile suite au départ d’Alex English, les Nuggets rebondissent en draftant Dikembe Mutombo en 1991. Accompagné par Mahmoud Abdul-Rauf, il redonne légèrement le sourire aux fans en permettant à la franchise de retrouver un bilan positif. Toutefois, l’interlude est de courte durée et Denver s’engouffre dans une longue période de transition après le départ de son jeune pivot en 1996.

George Karl era :
Sous George Karl, les Nuggets ont tout tenté pour permettre à Melo d’emmener les Nuggets le plus loins possible ; même l’associer à Allen Iverson. (Crédits : NBA)

Suite au départ de Mutombo, les Nuggets trustent les dernières places de sa conférence, ne dépassant pas la dixième place. La franchise ne se relèvera qu’à partir de 2003 lorsqu’elle draftera Carmelo Anthony, scoreur de génie sortant de l’université de Syracuse. Dès sa saison rookie, Melo permet aux Nuggets de retrouver les playoffs après huit saisons d’absence. L’année suivante, George Karl arrive sur le banc et pérennise ces résultats en permettant à la franchise de rester accroché à la postseason pendant une dizaine d’années. Denver aura toutefois énormément de mal en playoffs, se faisant éliminer neuf fois sur dix au 1er tour. Seule éclaircie dans ces déconvenues, une finale de conférence en 2009 perdue face aux Lakers, point d’orgue de la période George Karl chez les Nuggets.

Depuis le départ de George Karl, Denver a reconstruit son effectif autour d’un nouveau coach, Mike Malone (prenant la suite de Brian Shaw), de jeunes joueurs (Murray, Harris) et d’une star inattendu (Jokic). Les Nuggets ont aujourd’hui retrouvé les playoffs et jouent les premiers rôles dans la conférence ouest.

La Période Clé :

Dans les années 80, l’attaque de Denver était tout simplement inarrêtable. Dans le système de Doug Moe, l’équipe enchaînait les matchs au-dessus des cent points, enregistrant même la plus longue série de matchs au-dessus de cette barre symbolique (136 rencontres). Denver a également établi en 1981/1982 la plus haute moyenne de points sur une saison avec 126,5 pts/match. Au delà de ces records, les Denver Nuggets ont sportivement réalisé les plus belles performances de leur histoire avec des qualifications régulières en playoffs et une finale de conférence (perdue) en 1985.

La Salle des Trophées :

Titres(s) NBA = Aucun

Titre(s) de Conférence = Aucun

Titre(s) de Division = 8 : (1977, 1978, 1985, 1988, 2006, 2009, 2010, 2019)

Numéro(s) retiré(s) : 2 (Alex English), 12 (Fat Lever), 33 (David Thompson), 40 (Byron Beck), 44 (Dan Issel), 55 ( Dikembe Mutombo), 432 (Doug Moe, coach)

Joueurs emblématiques :

Alex English :
(Crédits : Complex)

Symbole de l’attaque de feu des Denver Nuggets dans les années 80, Alex English est aujourd’hui le meilleur scoreur de l’histoire de la franchise. Seul Nugget de l’histoire à avoir fini une saison en tant que meilleur marqueur de la ligue (scoring leader en 1983-1984). Joueur assez méconnu du grand public, il restera un des meilleurs attaquants de l’histoire lors des années 80 et un des joueurs ayant marqué la franchise des Rocheuses.

Carmelo Anthony :
(Crédits : Bleacher Report)

Drafté par la franchise en 2003, Carmelo Anthony a permis à la franchise de retrouver les playoffs après une longue période d’absence. Ailier scoreur capable de prendre un match à son compte, il aura pâti d’être trop esseulé pour espérer emmener Denver vers les sommets de la ligue. Il quitta la franchise en 2011 pour rejoindre New York avant de connaître une fin de carrière tumultueuse et d’aujourd’hui se retrouver sans contrat.

Autres : Fat Lever, Dikembe Mutombo, David Thompson, Kiki VanDeWeghe

Rendez-vous demain pour la suite de cette série où nous irons dans le Michigan pour s’intéresser à la franchise de Motor City, les Pistons.

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