NASCAR / IndyCar

500 miles d’Indianapolis : Castroneves s’impose pour la 4e fois

Hélio Castroneves rentre dans l’histoire de l’Indy500, en remportant la 105e édition des 500 miles d’Indianapolis. Álex Palou termine deuxième, et Simon Pagenaud, auteur d’une très belle remontée, termine troisième.

Quatre victoires en 21 participations, Hélio Canstroneves entre dans le cercle très fermé des quadruples vainqueurs de l’Indy500. Sur une course qui n’a été que peu neutralisée (deux drapeaux jaunes, un record), le Brésilien de 46 ans a su faire parler son expérience pour décrocher un succès historique. C’est d’ailleurs l’épreuve la plus rapide de l’histoire, puisqu’elle s’est disputée à 305 km/h de moyenne.

Un départ agité, mais un premier relais calme

Le poleman Dixon s’élance parfaitement au drapeau vert. Il devance Herta et Veekay, mais très vite les deux jeunes loups se lancent à l’assaut du vétéran néo-zélandais. Et avant la fin du premier tour, Herta vire en tête devant VeeKay et Dixon. Au tour suivant, VeeKay porte une attaque sur Herta et prend la tête également. Derrière ces trois-là, beaucoup de pilotes tentent de se décaler, mais avec peu de dépassements au final. Power, victime d’un problème au démarrage, prend le meilleur envol dans le peloton en gagnant six places. Après ces premiers tours, le classement s’établit ainsi : Rinus VeeKay mène devant Herta, Dixon, Carpenter et Castroneves.

Mais après ces premiers tours agités, la course se calme. Aux avant-postes, Rinus VeeKay se contente de protéger sa position, et Herta de sauver un peu de carburant. Il faut attendre les premiers arrêts aux stands pour voir du changement. Et c’est VeeKay qui lance le bal, au 31e tour. Puis Carpenter, Hunter-Reay et Jones lui emboitent le pas. Herta rentre au 33e tour.

Premier drapeau jaune et premiers incidents majeurs

Au 33e tour, Stefan Wilson, frère du regretté Justin Wilson, manque son entrée aux stands. Il perd le contrôle de sa voiture en touchant les freins. Il provoque le premier drapeau jaune de la course et, par la même occasion, la fermeture de la voie des stands. Cet incident piège deux favoris de la course: Dixon et Rossi. Les deux pilotes doivent rentrer aux stands en urgence et les deux rencontrent un problème et repartent à un tour du peloton.

Le temps pour retirer l’épave de Wilson est assez long et certains pilotes, comme Simon Pagenaud, en profitent pour décaler leur stratégie. La course est relancée au 46e tour. Mais la dynamique semble différente. En effet, Herta devance VeeKay mais, derrière eux, le vétéran Castroneves anime cette relance en dépassant Hunter-Reay et Conor Daly. Mais le Brésilien se fait surprendre par la défense de VeeKay et perd deux places. Derrière Daly, grand gagnant du drapeau jaune, se sent pousser des ailes. Le local de l’étape se permet de dépasser VeeKay au 50e tour pour prendre la tête de l’épreuve.

Rahal perd sa roue et ses espoirs de victoire

La course entre dans un temps creux où tous les pilotes patientent les un derrières les autres. Et les arrêts se suivent et ne modifient guère la physionomie. Au 100e tour, Daly devance VeeKay, O’Ward, Hunter-Reay et Herta. Pagenaud et Bourdais sont remontés à la 17e et 19e place. Daly et VeeKay lancent au 104e tour la 3e salve d’arrêt aux stands. Suivent Herta au 109e tour, O’Ward et Castroneves au 115e tour et Rahal au 120e tour.

Mais en ressortant de son stand, Rahal perd une roue mal fixée et tape le mur. Daly se prend la roue en perdition sur son aileron avant. La course est neutralisée au drapeau jaune, pour évacuer l’épave de Rahal. La course est relancée au 126e tour, et immédiatement, Palou se fait attaquer par Castroneves et O’Ward. Pagenaud, le grand gagnant de cette neutralisation, dépasse Daly pour le gain de la 9e place, et le Poitevin se replace dans la course à la victoire, au sein d’un peloton de tête très resserré.

Le pari perdant de Rosenqvist et Sato

On se rapproche du dernier quart de l’épreuve et les leaders décident de rentrer une dernière fois pour faire le plein. Mais quelques pilotes font le pari de rester en piste. Felix Rosenqvist et Takuma Sato essaient de conserver une avance raisonnable tout en économisant leur carburant. Mais le train infernal mené par Palou, Castroneves, O’Ward et Pagenaud aura raison des espoirs des deux pilotes.

Ainsi à 5 tours du but, Palou reprend les commandes à Castroneves. Mais le Brésilien ne s’en laisse pas compté. Il va rechercher la première place à deux boucles de la fin. Derrière eux deux, Pagenaud attaque O’Ward, mais il est trop tard pour le Français. Castroneves s’aide du trafic pour conserver sa position et franchit le “Brickyard” en vainqueur.

En remportant pour la 4e fois Indy500, Hélio Castroneves rejoint A.J. Foyt, Al Unser Sr. et Rick Mears dans le club très fermé des quadruples vainqueurs de l’épreuve. Mais ne participant qu’à cette épreuve dans l’année (et quelques autres courses sur ovale), sa victoire n’a que peu d’importance au championnat. Alex Palou et Simon Pagenaud, eux,  font par contre une excellente opération. Le Catalan reprend la tête du championnat (248 points) devant Dixon (212 points) et O’Ward (211 points). Pagenaud remonte à la 4e place (201 points). La prochaine épreuve aura lieu à Detroit le 12 et 13 juin.

Crédits image une: @IndyCar

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