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Coupe du monde féminine 2023 : Megan Rapinoe participe-t-elle à la compétition ?

À l'aube d'une grande compétition, il est normal de se demander si les plus grandes joueuses seront de la partie. Alors quand il s'agit d'un Mondial, ces questions sont encore plus nombreuses. Les suiveurs occasionnels de football ressortent de leur grotte avec le souvenir encore tout frais de la dernière édition. Sauf que les choses ont tendance à changer en quatre ans. C'est pourquoi certains se posent la question de savoir si l'incontournable Megan Rapinoe participe ou non à la Coupe du monde féminine 2023 (20 juillet – 20 août) ?

Dans le sport, il y a les acteurs et actrices de cet environnement dont on n'entend parler uniquement par leurs accomplissements sportifs. Et puis, il y a celles et ceux qui arrivent à mêler performance sportive et performance humaine. C'est dans cette catégorie que l'on retrouve la star du soccer américain Megan Rapinoe. En dehors des terrains de foot, on entend beaucoup sa voix dans des combats d'intérêts communs. De manière générale, on pourrait résumer ses actions à une revendication de l'égalité dans la société. La numéro 15 emblématique des États-Unis sait que sa voix porte. Sa stature au sein de l'équipe nationale lui offre une certaine légitimité dans ses prises de parole qu'elle n'hésite pas à exploiter.

Par exemple, nous retiendrons qu'elle s'est rendue devant le Congrès américain en 2021 pour réclamer l'égalité salariale entre les joueurs de la sélection masculine étatsunienne et les joueuses de la sélection féminine. Cette bataille n'a pas été vaine puisqu'un an plus tard, les coéquipières de Rapinoe ont obtenu gain de cause. Enfin, plutôt offensive sur le terrain, elle occupe en dehors un rôle de défenseuse des droits LGBTQIA+.

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Megan Rapinoe poursuit son histoire d'amour avec la Coupe du monde féminine

Avec toutes les casquettes que possède Megan Rapinoe, on en oublie presque qu'elle est avant tout footballeuse. L'ailière gauche de 37 ans – 38 dans deux jours – a rapidement intégré la sélection nationale des États-Unis. À 20 ans, en 2006, après avoir évolué avec les moins de 20 ans pendant quelques saisons, elle se retrouve lancée dans le grand bain. Elle s'imagine donc disputer le Mondial 2007 en compagnie du reste de l'effectif. Malheureusement pour elle, elle est victime d'une grave blessure au genou. Le fameux ligament croisé des footballeurs est très touché, ce qui va mettre sa carrière en suspens durant quasiment deux saisons. Par conséquent, elle loupe la Coupe du monde 2007, mais aussi les Jeux olympiques de Pékin en 2008. Son histoire d'amour avec la plus belle des coupes prend ainsi un peu de retard, mais finit par repartir de plus belle en 2011.

À cette date, Megan Rapinoe a retrouvé ses jambes de 20 ans et n'est plus stoppée par les pépins physiques. En Allemagne, elle débloque son compteur but en Coupe du monde mais ne peut empêcher les Japonaises de soulever le trophée. Pour se consoler, elle et ses coéquipières remportent la médaille d'or aux Jeux de Londres l'année suivante. Le train de cette génération se retrouve sur le départ et il ne faut pas le louper. Les saisons s'enchaînent et Rapinoe devient logiquement un pilier de la sélection étatsunienne. En 2015, au Canada, le groupe est récompensé en devenant champion du monde chez son voisin. Mais maintenant que le train est en marche, il ne s'arrête plus. Quatre ans plus tard en France, la bande de M.Rapinoe remet le couvert pour décrocher un deuxième titre de championne du monde consécutif, le quatrième de l'histoire du pays.

Le train s'arrêtera-t-il en Océanie ?

On peut donc se demander quand est-ce que l'hégémonie étatsunienne s'arrêtera-t-elle ? En attendant, dans quelques jours, à 38 ans Megan Rapinoe disputera sa quatrième et peut-être dernière Coupe du monde. En Australie et en Nouvelle-Zélande, la légende américaine a l'occasion de dépasser la barre symbolique des 200 sélections avec le maillot national. Jusqu'à présent bloquée à 199, elle peut aussi augmenter son total de buts comptant actuellement 63 unités. Mais surtout, elle et son équipe ont l'opportunité de soulever un troisième Mondial d'affilée. Jamais deux sans trois comme on dit.

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Actuellement en Master à l'ESJ Lille, je m'avère être un adepte du groundhopping à la recherche de grosses ambiances qui ambitionne de parcourir le globe à travers ses stades de foot. Côté maillot, je fus biberonné au chardon nancéien et au coaching de Pablo Correa. J'ai aussi grandi avec le calme d'Arsène Wenger et les tacles de Laurent Koscielny sur Canal. Mais parce qu'il n'y a pas que le football dans la vie, je vibre tout autant à encourager Thibaut Pinot dans son virage, Julia Simon devant L'Equipe, mais aussi Arthur Fils sur Eurosport.

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