Pour la deuxième année consécutive, la saison World Tour ne reprendra pas en Australie pour cause de coronavirus. Les organisateurs du Down Under Tour (Tour d'Australie) ont annulé l'épreuve en raison du strict protocole sanitaire du gouvernement australien. Un protocole incompatible avec la venue des équipes européennes. En plus de vingt ans d'existence, le Tour d'Australie était devenu l'un des rendez-vous incontournable du début de saison pour de nombreux coureurs. En attendant l'édition 2023 (on l'espère), retour sur les moments qui ont marqué l'histoire du d'Australie.
La grande première en 1999
La première édition du Tour Down Under a consacré un australien bien connu du peloton, Stuart O'Grady, qui remportera un peu plus tard dans sa carrière Paris-Roubaix. Les rues d'Adélaide ont vu un podium 100% Flandriens pour cette grande première. Le danois Jesper Skibby prends la deuxième du général, lui qui est habitué aux échappées sur le Tour des Flandres. En troisième position, on retrouve le colosse suédois, Magnus Bäckstedt, qui remportera par le suite Paris-Roubaix en 2004. On se serait presque cru à une course flandriennes à quelques détails près. Pas de routes sinueuses et de pavés, ici on retrouve de larges routes avec un macadam quasi-parfait. En Australie, pas de pluie ou de vents mais un soleil radieux et des températures avoisinant les 40 degrés. Le parcours du Tour Down Under va dès sa première édition connaitre un grand succès. Un parcours roulant et quelques bosses, idéal pour la reprise de la saison. Toutes les équipes européennes ne feront pas le déplacement jusqu'en Australie. Les français du Crédit Agricole auront cependant rentabilisé le voyage avec deux victoires d'étapes et deux coureurs sur le podium final (O'Grady et Bäckstedt. Bref, le Tour Down Under ne pouvait pas mieux connaitre pour sa première, avec la victoire de la star locale.
Down Under : Cocorico
Pour la deuxième édition du Tour Down Under, les australiens n'ont pas eu le dernier mot. Sous le soleil caniculaire australien, ce sont des français qui vont se mettre en évidence. 5 frenchies termineront dans le Top10 final un sur la plus haute marche du podium. Stéphane Bergès s'impose en solitaire lors de la troisième étape. Pensionnaire de la formation AG2R Prévoyance, Gilles Maignan s'impose au classement général final. Alors âgé de 31 ans et double champion de France en titre du contre-la-montre, le français vient ici décrocher la seule victoire à l'étranger de sa carrière. Maignan, bien placé lors de la deuxième étape, va s'emparer du maillot de leader lors de la quatrième étape à Modwury. Le Français ne quittera alors plus sa tunique de leader jusqu'à l'arrivée finale dans les rues d'Adélaide. Pour la deuxième, le Tour Down Under a attiré des stars mondiales à l'instar d'Erick Zabel et d'Alexander Vinokourov.
Down Under : Le retour du Texan
Un accueil digne d'une rock star. Jamais le Tour Down Under n'avait connu un tel engouement et une telle médiation. Et pour cause ce mois de janvier 2009 marque le retour dans les pelotons du plus grand coureur du début du siècle à savoir l'américain Lance Armstrong. Le texan a décidé de sortir de sa retraite pour un incroyable come-back, trois années après avoir quitté les pelotons professionnel. Le septuple vainqueur du Tour de France revient dans l'idée d'aller remporter une huitième grande boucle. L'épreuve australienne se retrouve ainsi exposée comme elle n'a l'a jamais été. On apprendra plus tard que le gouvernement d'Australie du Sud a versé un chèque d'1,5 millions de dollars australiens pour faire venir Lance Armstrong sur ses terres. Des moyens importants pour pas grand chose sur le plan sportif. Armstrong ne fera aucun top 10. L'américain se montrera tout de même un peu à la télé pour faire bonne figure lors de la dernière étape.
Down Under 2010 : La naissance de Peter Sagan
Le 21 janvier 2010 restera une date pour l'histoire. Sous une chaleur accablante, c'est un outsider qui devance les favoris sur la ligne d'arrivée. Un maillot Liquigas, quasiment inconnu du peloton va devancer Alejandro Valverde et Cadel Evans dans les rues de Stirling. Slovaque et possédant une belle boite de vitesse, il s'appelle Peter Sagan. Du haut de ses 19 ans, il n'a pas froid aux yeux et confirmera son talent lors de l'étape reine menant les coureurs au sommet de Willunga Hill. Le slovaque fera la course en tête avec les Valverde, Evans et le futur vainqueur du jour Luis Leon Sanchez. C'est le début de l'aventure Peter Sagan. Un nom que les fans entendront de nombreuses fois durant la décennie.
2019 : Le roi Richie Porte
Richie Porte est le patron de Willunga Hill. Dans son jardin, l'australien remporte pour la sixième fois consécutive l'étape menant les coureurs au sommet de Willunga Hill. Incorporé dans le parcours depuis 2012, l'ascension est devenue l'étape reine de l'épreuve et une montée bien connue des fans de la petite reine. Le tasmanien en a fait sa deuxième maison. Porte connait parfaitement l'ascension et fait parler de ses qualités pour ouvrir son compteur de victoire. Il faudra attendre 2020 pour voir Richie Porte être détrôné de son trône par le britannique Matthew Holmes.
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