Ce dimanche aura lieu l'une des plus prestigieuses épreuves du sport mécanique. Et dans cette saison particulière, l'Indy500 se révèle être plus qu'une course. WeSport passe en revue les attentes autour des principaux acteurs de la course.

Elle est particulière. Tellement qu'en général, elle occupe un mois entier dans l'année. Et certains pilotes ne viennent que pour ça. Les 500 Miles d'Indianapolis. C'est l'une des plus emblématiques épreuves de sport mécanique (avec le GP de Monaco et les 24h du Mans).

et cet année, particulière (en raison de la COVID-19), revêt une importance particulière pour le championnat d'Indycar. Nous allons essayer de voir les enjeux pour les principaux participants de l'épreuve

Les pilotes du Fast Nine: Andretti poleman, Dixon favori

Marco Andretti (Poleman, 21e au classement général): 33 ans qu'un Andretti n'avait pas mis son nom en haut de la qualification à l'Indy500. Marco succède donc à son illustre grand père. Mais cette course revêt une importance particulière. En effet, depuis sa remarquable première participation, où il finit 2e, alors qu'il menait encore à quelques encablures de l'arrivée. Mais depuis, sa carrière stagne un peu. Au point même que sa place dans l'équipe de son père Michael puisse être remise en cause. Une victoire ici lui redonnerait un peu de souffle et de crédit.

Scott Dixon (2e, 1er au classement général): Son début de saison est quasi parfait. Trois victoires au 3 premières courses (et notamment au GP routier d’Indianapolis). Depuis il limite la casse en restant toujours dans les échappements de son second, Simon Pagenaud. Et autant dire que s'il gagne dimanche, il mettrait quasi une main sur son 6e titre de champion d'Indycar.

Rinus VeeKay (4e, 20e au classement général): le premier rookie du plateau, et surtout le seul moteur Chevrolet du Fast Nine. Globalement, hormis le prestige et de l’expérience, le jeune néerlandais n'a rien à gagner. Sauf qu'être la première auto Chevrolet peut lui mettre une pression sur les épaules. Une chose qu'il va devoir gérer avec minutie.

Les autres pilotes: Penske et Alonso en chasse

Josef Newgarden (13e, 3e au classement général): La saison est loin de se passer aussi bien que voulu pour le champion en titre. Toujours dans les bons coups, mais il manque de chance en course. Quand une Safety car ne sort pas au bon moment, c'est son équipe qui est trop longue durant un pit-stop. Quoiqu'il en soit, il arrive à Indianapolis avec l’étiquette de dernier vainqueur en date. Et il a envie de marquer enfin son nom au palmarès de cette course.

Simon Pagenaud (25e, 2e au classement général): Lui aussi est en difficulté, mais c'est surtout en qualification qu'il a du mal. En course, sa voiture est toujours mieux préparée et le Français sait se jouer des incidents de course. Il le démontre bien avec sa deuxième place au GP routier d'Indianapolis. Ou sa victoire sur le Short Track de l'Iowa, où il partait dernier! Il sait remonter le peloton et ce sera une belle arme pour tenter le Back-to-back! La chasse est ouverte…

Simon Pagenaud avec le Borg Warner Trophy – Crédit image: franceracing.fr

Fernando Alonso (26e): L'objectif de l'Espagnol est clair. Remporter la triple couronne avant de revenir en F1. Car Renault ne lui laissera pas la possibilité de reconduire à Indy500. Globalement bien aux avant-postes durant les essais, sa confiance a commencé à chuté depuis qu'il a endommagé son auto dans le dernier virage. Lui aussi devra faire une superbe remontée pour décrocher son rêve.

Les autres pilotes

Forcément un ancien vainqueur a envie de réussir à nouveau sur cette épreuve. Ainsi Takuma Sato (3e) et Alexander Rossi (9e) seront forcément à surveiller de près. Will Power, un animateur averti des courses, lui aussi sera à garder à l’œil. Auteur d'un très beau début de saison, le jeune Pato O'Ward (15e) (qui n'avait pas réussi à se qualifier la saison dernière) pourrait aussi tirer son épingle du jeu. Enfin le revenant Helio Castroneves (28e) voudra se rapprocher du record d'A.J. Foyt.

Helio Castroneves – Crédit image: franceracing.fr

Sûr que ce sera encore un grand spectacle, malgré l’absence du public. Mais rien est joué, que l'on parte premier ou dernier, la course se joue dans les 30 derniers tours et les pilotes le savent.