Après plusieurs semaines de pause dans les compétitions internationales, la saison reprend très bientôt avec les championnats d’Europe. Focus aujourd’hui sur le français Kévin Aymoz, potentiel favori chez les hommes.

Un début de saison exceptionnel

Pour planter le décor, c’est assez simple : le natif de Grenoble n’est jamais descendu du podium à toutes les compétitions auxquelles il a participé cette saison. Tout d’abord avec l’Autumn Classic, où il a fini 2ème, juste derrière Yuzuru Hanyu. Cela a continué avec les Grands Prix et Grenoble, où il a remporté le bronze, puis le Japon et une autre médaille d’argent. Ces bons résultats ont été synonymes d’une qualification pour 2. Il a réalisé à Turin ses meilleures performances en carrière, ce qui lui a permis d’obtenir une 3ème place, seulement devancé par Nathan Chen et de nouveau Hanyu. Enfin, mi-décembre, il a glané son 3ème titre de champion de France à Dunkerque.

Une vraie chance à saisir

La grande force d’Aymoz, et ce depuis très longtemps, réside plutôt dans le côté artistique. Il est connu pour ses nombreuses transitions, une chorégraphie recherchée et une excellente musicalité. Cette saison, il est devenu plus régulier techniquement, lui permettant d’obtenir des notes bien supérieures à celle de la saison passée.

Cependant, ses concurrents ont des armes techniques supérieures. Les deux russes, Dmitri Aliev et Alexander Samarin, maitrisent trois types chacun de quadruples sauts, dont le quadruple lutz. C’est le quadruple saut qui, bien réalisé, rapporte le plus de points. Vous l’avez compris, il faudra que le français patine proprement (sans erreurs) pour conserver cette chance.

Deux programmes très différents

Penchons nous sur les programmes d’Aymoz. Comme l’année dernière, son programme court est très énergique tandis que son libre joue plus sur le côté émotionnel. Il a choisi la musique « The Question of U » de Prince pour le court, et vous pouvez voir toute sa musicalité dans sa performance à la finale du Grand Prix.

Le programme libre est sur la musique « Lighthouse » de Patrick Watson. C’est totalement un autre style, qui montre une autre facette d’Aymoz : un côté « écorché vif » qu’il joue à la perfection. Cette différence montre également sa versatilité à interpréter plusieurs types de musique. Juste ici, voici le programme en question, toujours à la même finale du Grand Prix.

En sport, nous savons que rien n’est jamais joué d’avance. Néanmoins, avec deux programmes sans erreurs, Kévin Aymoz aura une formidable occasion de monter sur le podium européen. Rendez-vous la semaine prochaine pour avoir la réponse !