Depuis maintenant deux mois, le sport et plus précisément le basket mondial est à l’arrêt. Chez We Sport, hors de question de se tourner les pouces. Ainsi, nous avons décidé de faire un voyage dans le temps pour revenir sur les matchs qui nous ont marqué. De la joie, de la tristesse, de la colère, le basket nous fait passer par toutes les émotions et c’est aussi pour ça qu’on aime ce sport. Revenons donc en 2007, l'année où les Warriors sont devenus un motif d'espoir pour toute une ville avec We Believe.
Le contexte
Dans une saison bien compliquée, un effectif loin d'être le meilleur de la Ligue, les Warriors végètent en bas de tableau de la conférence Ouest. Il reste 20 matchs et il faudrait un run miraculeux pour les voir atteindre les playoffs. Une vraie mission, un nom de code : We Believe. 27 wins seulement en 62 matchs, les Warriors ont fort à faire pour y croire. Mais une grosse victoire à Détroit et le retour de Baron Davis vont lancer la dynamique la plus folle, non sans rappeler une autre franchise d'Oakland, celle des Athletics en MLB et son légendaire Moneyball. 18 avril 2020, Warriors – Blazers, le match d'une vie, les Warriors sont à la lutte avec les Clippers et une victoire les envoie en playoffs. Un match maîtrisé contre de faibles Blazers et les Warriors l'ont fait, ils sont en playoffs. Le scénario est déjà dingue, il va devenir l'un des plus grands de l'histoire du basket. Les Warriors tombent contre les Mavs au sommet de leur art autour de Dirk Nowitzki, finalistes en titre qui ont pris 67 victoires et seulement 15 défaites. Ces Mavs qui utilisent les tactiques de l'ancien coach, celui des Warriors : Don Nelson. Le guet-apens parfait. 1-1 après deux matchs. Direction l'Oracle Arena, oui, quoi de mieux que d'écrire la légende à la maison. La salle n'a plus connu les playoffs depuis 12 saisons, et l'on peut dire que le retour ne vas pas en être moins incroyable. Les Warriors mènent 2-1 puis 3-1 après une victoire incroyable à Dallas. Revenus à 3-2, on croit encore les Mavs capable d'un come-back furieux.
Le match
L'Oracle Arena sous l'ère Strength in Numbers, vous la connaissez, mais elle est bien né ce soir là. Les Warriors vont conclure We Believe par le match le plus impressionnant de la franchise depuis au moins 15 ans. Stephen Jackson lockdown complètement Dirk Nowitzki, le rendant quasiment inoffensif avec des pourcentages au tir ridicules. Déchaînés, intouchables, une force collective dont aucune équipe ne pouvait rivaliser sur cette série. We Believe est l'achèvement de 3 trois d'une course folle, celle de l'espoir, pour toute une ville. Oakland, cette petite ville Californienne, qui rêvait d'être grande, l'est devenu le temps d'une série. 111-86. Une démonstration. L'upset le plus incroyable de l'histoire de la NBA, Monta Ellis, Stephen Jackson, Matt Barnes et Jason Richardson entre autres viennent d'être à jamais la légende.
La suite ?
Les Warriors chuteront tout de même face au Jazz au tour suivant, mettant un terme à cette période We Believe. Les années seront dures très dures, jusqu'en 2013 où les Warriors retrouvent les playoffs, et le début de l'ère Strength in Numbers des Curry, Thompson, Green et Iguodala, les dignes héritiers de cette époque fabuleuse de We Believe.