La rétro NFL: “The Greatest Show on Turf”

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Credit photo: James A. Finley
Ligue 1

La NFL étant désormais dans une période de pause sans évènements majeurs, replongeons-nous dans son passé. La ligue fêtait ses cent ans cette saison et de nombreux matchs marquants ont jalonné son histoire. We Sport vous propose de revenir sur quinze d’entre eux. Aujourd’hui, on reste en 2000. Après le Music City Miracle, on s’intéresse aux Rams de Saint-Louis et son célèbre « Greatest Show on Turf » !  C’est notamment lors d’un match de playoffs contre les Vikings de Randy Moss que cette équipe éclaboussa la NFL de son talent et de sa folie.

 

Le Contexte 

Après une décennie de résultats décevants sans playoffs et un déménagement en 1995 à Saint-Louis, le destin des Rams est en passe de basculer au début de la saison 1999. Arrivé à Saint-Louis la saison précédente en provenance de la NFL Europe, Kurt Warner s’apprête à vivre sa première saison en tant que titulaire en NFL. Son destin sera à jamais lié à celui des Rams !

« The Greatest Show on Turf »

Soudainement, la franchise de Saint-Louis devient la référence en terme d’attaque. Au côté de Kurt Warner, Marshall Faulk (RB), Isaac Bruce (WR) et le rookie Torry Holt (WR) brillent de mille feux. Très rapidement, le terme de « Greatest Show on Turf » est utilisé pour décrire cette équipe flamboyante. L’attaque des Rams est spectaculaire et avec plus de 30 points marqués par match, la ligue est sous le charme. Kurt Warner est élu MVP, Marshall Faulk finit la saison à plus de 2000 yards en cumulé (air et sol) et les Rams affichent le deuxième bilan de la ligue (13-3) avec évidemment la meilleur attaque (32 pts/match). Après avoir réalisé une saison régulière presque parfaite, les hommes de Dick Vermeil  vont donc découvrir les playoffs !

Le casting du “Greatest Show on Turf”. (crédit photo: Game Haus)
Randy Moss le Viking

En face, on retrouve les Vikings du Minnesota d’un certain Randy Moss. Eux aussi portés par leur attaque, les Vikings ont réalisé une bonne saison. Éliminés aux portes du Super Bowl la saison précédente par Atlanta, Minnesota veut faire encore mieux. Pour sa deuxième saison dans la ligue, Randy Moss a une nouvelle fois dépassé les 1000 yards. Il est évidemment l’arme numéro un de cette attaque.

Entre deux attaques de feu, ce match de playoffs promet donc de faire des étincelles !

 

Le Film du match

Installés à Saint Louis depuis 1995, les Rams sont en passe de découvrir les playoffs dans leur nouvelle ville. Pour cet évènement, le Trans World Dome est évidemment plein à craquer !

Comme d’habitude, les Rams démarrent le match tambour battant Kurt Warner distribue les caviars. Sur sa première passe, il trouve Isaac Bruce pour un touchdown de 77 yards. Le quarterback se connecte ensuite Marshall Faulk et les Rams mènent déjà (14-3) à la fin du premier quart-temps !

La machine s’enraye

Surprise à Saint Louis ! Alors que l’on pensait que les Rams allaient contrôlé ce match, l’attaque va rester muette lors du deuxième quart-temps. Pire, Kurt Warner, impeccable jusque là, va perdre deux ballons en quelques minutes (une interception et un fumble). Dans le même temps, la défense prend l’eau. Grâce à un touchdown à la passe et un autre au sol, les Vikings, emmenés par le quarterback Jeff Georges, rentrent au vestiaire avec  3 points d’avance  (17-14). Le Trans World Dome est sans voix… La pression des playoffs et l’inexpérience seraient-elles trop dures à supporter pour les Rams et Kurt Warner ?

Le Rams de marée

Menés à la mi-temps, les Rams ne vont pas douter très longtemps. L’attaque de Kurt Warner va rapidement justifier son surnom de « Greatest Show on Turf » ! Une course de 95 yards de Tony Horne dès le retour d’engagement permet aux Rams de reprendre l’avantage.

C’est ensuite Marshall Faulk qui prend les choses en main. Alternant jeu de course et jeu de passe à merveille, les Rams avancent jusqu’à un yard de la end-zone. Faulk finira le travail pour reprendre 11 points d’avance (28-17).  Juste avant la fin du troisième quart-temps, les Rams vont enfoncer le clou. Kurt Warner enchaine les passes écrans sur son running-back et la défense de Minnesota est aux abois. En bon gestionnaire, Kurt Warner envoie cette fois-ci son tight-end Jeff Robinson dans la end-zone.

Juste avant la fin du troisième quart, Jeff Georges commet un fumble. Les Rams commencent donc le quatrième quart-temps à 13 yards de la ligne des Vikings. Ils ne se font pas prier pour marquer un nouveau touchdown (42-17). Preuve de la variété de cette attaque, c’est un lineman offensif qui est cette fois trouvé par son quarterback. Inarrêtable, Kurt Warner conclut un nouveau drive supersonique dans la end-zone. En moins de 20 minutes, les Rams ont inscrit cinq touchdowns et mènent maintenant de 32 points (49-17). Les Vikings ont pris l’eau !

Randy Moss pour l’honneur

Après ce feu d’artifice de la meilleure attaque de la ligue, ce sont les Vikings qui vont s’illustrer lors de cette fin de match. Avec trois touchdowns en moins de 12 minutes, Minnesota remonte au score (49-37) mais les coéquipiers de Randy Moss (auteur de deux touchdowns) partaient de trop loin et leur remontée ne sera que pour l’honneur.

Une orgie de point

Attendu comme un duel offensif, ce match n’a pas déçu et il est directement rentré dans l’histoire des playoffs. Avec  86 points inscrits, c’est à l’époque le deuxième match avec le plus de points en postseason (le cinquième aujourd’hui).  12 touchdowns, 880 yards, les chiffres de ce match sont fous et évidemment c’est surtout dans les airs que ces deux équipes ont été efficaces. Sur 880 yards, les deux quarterbakcs ont lancé pour 774 yards contre seulement 118 yards pour les deux jeux au sol !

D’un point de vue individuel, le MVP Kurt Warner rend une copie presque parfaite pour sa première en playoffs : 391 yards, 5 touchdowns et seulement une interception,  Le tout avec 90% de passes complétées ! Véritable double menace, Marshall Faulk termine le match avec 101 yards en cumulés et deux touchdowns.  Isaac Bruce, l’autre star de l’attaque, fait encore mieux avec 133 yards et un touchdown.

Pour les Vikings, c’est évidemment Randy Moss qui finit avec les meilleur stats. Avec 188 yards et 2 touchdowns, il continue de s’affirmer comme un des meilleurs receveurs de la ligue à seulement 23 ans.

 

Et après ?

Ce match restera comme la plus belle œuvre de Kurt Warner et de son « Greatest Show on Turf ». Cette année là, les Rams remporteront le premier Super Bowl de leur histoire et leur premier titre depuis 1951 !

La consécration

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, la finale de conférence et le Super Bowl n’ont pas été aussi offensifs que le match contre Minnesota. Seulement 11 points pour ce débarrasser des Buccanners et 23 points lors du Super Bowl XXXIV remporté face aux Titans (23-16).

Après avoir inscrits sept touchdowns lors de ce match fou, les Rams n’en inscriront que trois lors des deux matchs suivants. Mais l’essentiel est ailleurs. Après une saison fantastique, Saint-Louis, mené par l’improbable MVP Kurt Warner, est bel et bien sur le toit de la NFL !

Les Rams remporteront le Superbowl quelques semaines plus tard. (crédit photo: Sports Illustrated)
Une dynastie avortée

La folle saison des Rams pouvait laisser penser à l’arrivée d’une nouvelle dynastie au sommet de la NFL. Après une saison 2000 un peu décevante et une élimination en Wild Cards, la saison 2001 fût celle de la confirmation. Un bilan de (14-2), Kurt Warner encore une fois élu MVP et Marshall Faulk toujours aussi productif avec plus de 2000 yards et 21 touchdowns en saison régulière.

Intraitable lors des deux premiers tours des playoffs, rien ne semblait pouvoir stopper les Rams dans la conquête d’un second titre. Rien, sauf peut-être les Patriots de Bill Bellichick et d’un certain Tom Brady ! Vainqueur (20-17), l’équipe de New England remporte le premier titre de son histoire, sonnant par la même occasion la fin du « Greatest Show on Turf ».

Embêtés par des problèmes physiques, Kurt Warner ne sera que l’ombre de lui-même les saisons suivantes. Malgré quelques apparitions en playoffs, Saint Louis n’est plus la machine offensive qu’elle était. C’est plutôt du coté de la Nouvelle-Angleterre qu’il faut regarder pour trouver la trace d’une nouvelle dynastie…

Pour le prochain match de notre série, on retrouvera justement les Patriots de Tom Brady et Bill Bellichick. La Tuck Rule ça vous parle ?

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