Voici la lettre intégrale d'un entraîneur Belge qui fait la démonstration du manque de clarté envers les décisions prises pour les courses hippiques au niveau européen. 

 

L’alerte d'un entraîneur belge à France Galop

 

Comme tout le monde sait, les courses ont repris le 11 mai et, sans les « étrangers », et donc sans moi, entraîneur Belge.
Nous devions être interdits de courir en France jusqu'au 31 mai. Lundi dernier, une mauvaise nouvelle, une de plus, est tombée : les entraîneurs non titulaires d’une licence française sont à nouveau interdits de prendre part à des compétitions dans l’hexagone jusqu’au 14 juin.
Un vrai coup de massue. Cette décision de France Galop va nous amener à fermer nos écuries. Nous ne comprenons d’autant pas la décision de la société mère du galop que les entraîneurs du trot belge, eux, sont autorisés à courir en France.  Y a-t-il un traitement différent pour les deux disciplines ? Les frontières sont-elles fermées pour les uns et ouvertes pour les autres ?

Trot et Galop: pas les mêmes règles !

Je ne veux pas faire une polémique. Mais si on autorise les étrangers du trot à venir en France (et aux professionnels français à courir à l’étranger, comme en Suède, par exemple), pourquoi ne pas permettre aux entraîneurs de chevaux de galop d’exercer leur métier dans l’espace européen qui autorise les compétitions hippiques ?
En Belgique, le gouvernement n'a pas donné son feu vert pour la reprise.  La réunion de mercredi à Mons a dû être annulée.

9 chevaux partis en France

A ce jour, j'ai perdu neuf chevaux. Oui, neuf chevaux en une semaine ! Il faisait partie de l’effectif de mon principal propriétaire. Il a acheté ses chevaux en vue de les courir en France. Neuf chevaux qui ont quitté mon établissement pour rejoindre un entraîneur basé dans votre pays.

J'ai aussi deux autres propriétaires qui commencent aussi à perdre patience. La plupart des entraîneurs belges sont au bord de la faillite. Aucune aide nous a été accordée, aucun soutien !
Nous demandons juste à pouvoir recourir le plus vite possible, avant qu'il ne soit trop tard. Et à France Galop de prendre les mesures de solidarité dont dépendent la survie des écuries belges : l’ouverture des courses françaises aux chevaux entraînés dans les pays de la communauté européennes.
Guillaume Courbot, entraîneur en Belgique