Mes chevaux de légende. (série 1: les galopeurs)

Choisir entre Kopa, Platini, Maradona ou autres Zidane est obligatoirement un choix cornélien. Il en est ainsi pour tous les sports, films, acteurs, chanteurs etc. etc.. Les courses hippiques ne portent pas atteinte à la règle, surtout lorsqu’il s’agit de choisir ses chevaux de cœur.  

 

Voici ma courte liste (non exhaustive) de chevaux qui m’ont interpellé au cours de ma longue carrière de turfiste.Mes chevaux de légende m’ont fait rêver même parfois empêcher de dormir. Ce qui est certain, c’est qu’ils m’ont fait vivre une belle vie de passion amoureuse.

On va commencer par les galopeurs, puis ensuite: trotteurs et sauteurs seront cités dans deux autres articles.

 

Mes trois galopeurs de légende. 

 

Tout d’abord, j’ai eu la chance alors que je n’étais encore qu’un môme de connaître de visu le plus grand:

 

 

Sea Bird: Le surdoué

 

Crédit Photo by Keystone-FranceGamma-Rapho via Getty Images

 

 

Après avoir ridiculisé les Anglais dans le Derby d’Epsom, puis ses rivaux dans le Grand Prix de Saint-Cloud, Sea Bird remporte l’Arc de Triomphe 1965 (un très grand cru) monté par Pat Glennon et entraîné par Maître Etienne Pollet, Il battait Reliance, Diatome

Seule ombre au tableau: une défaite à deux ans. (Critérium de Saint-Cloud) ,mais plus par erreur de son jockey.

Dès l’âge de quatre ans, il part aux states faire la monte: Allez France, Artic Tern, Gyr sont ses meilleurs enfants, sans oublier le crack… en obstacle: Sea Pigeon.

Le Champion revient en France pour y mourir à l’âge de 11 ans,

 

 

 

Mon deuxième cheval de cœur:

Mill Reef: la Classe avec un énorme C

Crédit Photo: Gerry Cranham (cranhamphoto.com) Mill Reef

 

 

Pour être tout à fait franc, J’étais bien content le jour du Prix Robert Papin disputé sur l’hippodrome de Maisons-Laffitte  que le diable de Lester Pigott et My Swallow battent d’un nez Mill Reef. La raison…mes 20 francs sur le gagnant !

Mill Reef n’était pas un vrai précoce. À l’âge de trois ans, il prend sa revanche sur My Swallow, mais tombe sur un drôle d’os, un certain Brigadier Gérard , autre équidé qui aurait eu le droit d’être dans cette liste de mes chevaux de légende.

Son entourage comprend vite qu’il faut rallonger le fils de Never Band. Bien leur en a pris. Derby d’Epsom, Eclipse Stakes, King Georges and Queen Elsabeth Diamond Stakes, puis l’apothéose:  L’arc de Triomphe 1971.

À quatre ans, le phénomène bat ses adversaires de dix longueurs dans le Prix Ganay. J’ai toujours la vision de son jockey à hauteur du pavillon de Longchamp, se retournant afin de savoir où ses rivaux pouvaient bien se trouver..

Difficile victoire dans la Coronation Cup 1972, puis préparation pour le doublé dans la plus prestigieuse épreuve en Europe: L’arc de Triomphe

Mais là, le ciel tombe sur la tête du monde hippique: le poulain se blesse très sérieusement à l’entrainement. Après des mois d’angoisse, Mill Reef est sauvé.

Il devient un étalon de tout premier plan; Shirley Heights , le Boussac Acamas , Behera  une Aga Khan etc. etc.

Mill Reef est mort à 18 ans. 

 

Photo : Karen Nutini

 

On peut voir sa statue au haras de Rokeby à Upperville, en Virginie

https://commons.wikimedia.org/wiki/User:Karen_Nutini

 

 

Pour choisir mon troisième galopeur, j’ai longtemps hésité…mais ce sera…

 

 Zarkava: The Queen

 

Zarkava: Photo: John Gilmore

 

 

Tout simplement imbattable…7 courses, 7 victoires. Zarkava possède certainement  le droit de faire partie de mes chevaux de légende.

Après avoir fait voir de la précocité à deux ans,  la fille Zamindar a montré dès le Prix de la Grotte qu’elle allait en faire baver à ses consœurs qui ont eu le tort de naître la même année qu’elle.

Même l’exceptionnelle Goldikova n’a pu lui résister sur les 1600 mètres de la Poule d’essai des Pouliches

Puis la pensionnaire d’Alain Royer-Dupré enlève le Prix de Diane de trois longueurs. La routine quoi !

Pour sa rentée Zarkava aborde les 2400 mètres pour la première fois. Sachant qu’elle avait encore plus de temps pour gagner, Mademoiselle ne sort pas des boîtes de départ et perd une bonne cinquantaine de mètres sur ses rivales.

Que nenni, la pouliche de l‘Aga Khan se joue une nouvelle fois de ses adversaires. Christophe Soumillon qui en a monté d’autres, semble presque sortir d’un rêve.

Premier dimanche d’octobre, jour d’Arc, Zarkava démarre mieux que dans le Prix Vermeille pour triompher les sabots dans les naseaux.

Les esprits critiques diront que ce n’était pas une grande année. Youmzain et Soldier of Fortune ne sont pas n’importe qui. Ce sont tout simplement les deux premiers du Derby d’Epsom…

Saillie par Dubawi elle donne naissance à Zarak (Grand Prix de Saint-Cloud)

Avec Frankel ( j’ai longtemps hésité pour mes chevaux de légende) est née la bonne Zarkamiya

 

 

 

Allez que Frankel, Lyphard, Allez France, Détroit, Riverqueen, Goldikova, Ivanjica, Pharly, Trêve, Galiléo, Sinndar , Sea the Stars et à ce jour Enable ne m’en tiennent pas rigueur. J’ai eu un mal fou à n’en citer que trois. Et encore je ne parle pas de ceux que j’ai côtoyé de près. Bien que de petites valeurs, j’ai toujours eu les yeux de Chimène pour eux et même bien plus que les trois cracks cités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Ex journaliste hippique et amoureux des chevaux. Je considère les courses avant tout comme un sport, mais l'argent étant le nerf de la guerre, suis pas contre de mettre un billet de temps à autre sur un cheval. Faire connaitre le monde des courses est pour moi un plaisir.

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