Sensation à sa sortie du lycée, RJ Hampton a fait le même pari que LaMelo Ball, à savoir faire l’impasse sur la NCAA pour aller jouer dans le championnat australien. Si sa côte a pris un coup, il reste un joueur à fort potentiel qui devrait attirer l’œil des équipes présentes dans la Lottery.

Les points forts

Ses attributs physiques

Si RJ Hampton intrigue autant, c’est en grande partie grâce à certains attributs physiques qu’il possède. Explosif, il possède peut-être le premier pas le plus rapide de tous les prospects inscrits à la Draft cette année. Capable de s’en servir pour prendre de vitesse son vis à vis et foncer vers la panier, il pourrait devenir un bon attaquant proche du cercle s’il prenait du muscle (voir plus bas).

Outre ce premier pas incisif et une énergie remarquable, il possède une très bonne détente verticale. Une donnée toujours intéressante, surtout pour un joueur explosif potentiellement appelé à devenir une menace principalement sur jeu rapide et en finition de près.

Le jeu en transition

La grande force de RJ Hampton cette saison avec les New Zeland Breakers se trouvait sur jeu rapide, où il montra de très belles choses. Le combo-guard peut pousser la balle en transition pour aller au cercle, usant de sa vitesse pour avoir des paniers faciles. Encore trop frêle pour finir au contact, il a appris cette saison à l’éviter, notamment en utilisant l’eurostep, ce qui pourrait devenir une arme du côté de la NBA. Hampton sait également se placer lorsqu’il n’a pas le ballon dans ce genre de situation, offrant souvent une option à ses coéquipiers lorsqu’ils remontaient le ballon.

La défense

Sans être un défense d’élite, RJ Hampton a tout pour devenir un joueur très solide de ce côté du terrain. S’il fait encore quelques erreurs dues à sa jeunesse, ses capacités physiques l’avantage et laissent entrevoir un homme qui ne sera pas un poids pour sa future franchise lors des phases défensives.

Les points faibles

Le shoot

Principal point négatif du jeu de RJ Hampton : le shoot. Le natif de Dallas refuse souvent des tirs en sortie de dribble, alors même qu’il est capable de se créer de l’espace avec son premier pas supersonique, et n’est que très moyen en situation de catch & shoot. S’il est totalement capable de faire mouche de loin lorsqu’il est seul, ses pourcentages en NBL (43% au tir, 32% à 3pts en seulement trente-quatre tentatives) font de lui un shooteur inconstant. Pire, il ne semble avoir aucune confiance en son tir extérieur, ce qui expliquerait pourquoi il préfère aller au cercle presque systématiquement.

Point positif tout de même, le jeune joueur né en 2001 a récemment travaillé avec Mike Miller et Penny Hardaway, ce qui laisse espérer une amélioration prochaine dans ce secteur de jeu.

L’intelligence de jeu

Sans dire que RJ Hampton est dénué de toute compréhension du jeu, il n’est pas non plus le joueur avec le plus gros Q.I Basket de cette cuvée. Assez moyen dans sa vision de jeu, il ne prend parfois pas les bonnes décisions en attaque et commet des erreurs de lecture.

En défense, sa fougue et sa jeunesse lui font également commettre plusieurs erreurs certes effaçables. En effet, il a tendance à se jeter plus qu’à raison dans les feintes, et manque parfois de concentration lorsque son vis à vis est loin du ballon, le laissant alors prendre de l’espace.

Le physique

C’est presque une constante chez tous les prospects à leur sortie de l’université : une fois arrivés dans le monde professionnel, ils doivent prendre de la masse et se muscler. Pour RJ Hampton, c’est d’autant plus flagrant qu’il a évolué dans un championnat professionnel l’an passé et qu’une partie de son jeu devrait reposer sur son physique. Assez frêle et pas assez tonique du haut du corps, il gagnerait beaucoup à prendre du muscle rapidement. En effet, cela lui permettrait d’aller au contact en attaque et donc de se rendre plus souvent sur la ligne, mais aussi de mieux tenir en défense, notamment sur l’homme où il a déjà montré des flashs de potentiel.

Progresser physiquement permet de progresser dans presque tous les secteurs du jeu, et RJ Hampton gagnerait donc énormément à transformer son corps le plus vite possible pour bien s’acclimater aux adversaires auxquels il fera face dès la saison à venir.

La draft idéale

Annoncé très haut à sa sortie du lycée, RJ Hampton a depuis vu sa côte baisser mais devrait néanmoins accrocher une place entre la Lottery et la moitié du premier tour de la prochaine Draft. S’il devrait rejoindre une équipe en manque d’un potentiel scoreur, les options sont multiples entre les choix n°10 et n°20. Selon la dernière mock draft d'Envergure, il serait drafté en n°10 par les Suns de Phoenix, tandis que Tankathon l'envoie à Portland en n°16.

Ainsi, il pourrait atterrir en plein milieu du premier tour et poser ses valises à Orlando (#15). Il y apporterait du scoring en sortie de banc et pourrait à terme récupérer la place de titulaire sur le poste 2, notamment si Evan Fournier venait à quitter la franchise. Hampton pourrait également apporter son scoring dans son Texas natal en rejoignant San Antonio (#11), mais l’éventualité qu’il soit drafter par Greg Popovich n’est pas forcément la plus réaliste. Enfin, si jamais il venait à chuter dans ce premier tour et à quitter le Top 20, le voir évoluer à Milwaukee (#24) en sortie de banc pourrait être une option assez plausible.

Star à sa sortie du lycée, RJ Hampton a vu sa côte baisser après sa saison en Nouvelle-Zélande. Si son shoot et son physique son encore très perfectible, il possède l’un des meilleurs premiers pas de cette classe et devrait faire le bonheur d’une franchise sélectionnant au milieu du premier tour.