Ah, le basketball, un sport chéri par beaucoup de personnes sur notre planète. Chaque son, chaque mot peut rappeler à un fan un merveilleux moment, mais aussi un souvenir douloureux. “Curry, way downtown : BANG !”, “Oh, blocked by James !”, “Oh Thomas Heurtel, donne-moi ton short !”, tant de phrases qui résonnent en nous encore et toujours. Mais au juste, qu’est-ce qui nous a fait aimer le basket, nous autres amateurs de la balle orange ? Quels évènements, quelles équipes ou quels joueurs nous ont fait basculer du côté obscur du terrain ? La rédaction basket de We Sport a essayé de répondre à ces questions à travers le point de vue de différents rédacteurs.
Bourges comme couveuse
Lorsque l'on naît à Bourges et que l'on est passionné de sport, le premier mot qui nous vient à l'esprit c'est Tango, à égalité avec basket. Le CJMBB comme disent les plus anciens. Pourtant, le basket, j'ai mis du temps avant de le regarder. Né d'un père footeux et d'une mère pour qui le sport est aussi insignifiant que le ballet l'est pour moi, les Tangos, ce n'était pas la priorité. Il a donc fallu que je m'y intéresse par moi même. J'ai commencé par lire les articles du quotidien régional. Petit, j'ai eu l'occasion lors d'un rassemblement de football de me retrouver sur le parquet d'un Prado à l'ancienne, pas encore rénové de ses belles couleurs orange et noir. Un bel écrin pour une ville pas très réputée au niveau national. Oui, je n'ai pas connu les titres en Euroligue, mais j'y ai développé un amour inconditionnel pour Caps Céline Dumerc, Marine “Curry” Johannès et maintenant Alexia Chartereau.
Et comme première
Oui, Bourges c'est aussi la ville des premières, aussi bien au classement que dans mon rapport avec le basket. Première en tribune de presse pour un match de première division professionnelle d'un sport, car jusqu'ici j'avais du me contenter d'un match de la Berri à Gaston-Petit. Première marseillaise aussi, en février dernier, lorsque j'assiste à la victoire des Bleus face à Puerto Rico qui emmène les Bleus à Tokyo.
Curry comme repère
La NBA m'a alors tendu les bras, naturellement, moi qui aimait déjà bien trop la culture américaine, le show perpétuel. Je touchais déjà à NBA 2K, plaçant mes shoots sur la tête de LeBron avec un certain KD à OKC. Je regardais quelques matchs sans réel intérêt au début des années 2000 sans me prendre vraiment au jeu… et puis il y a ce 19 mai 2015, match 1 des finales de conférence à l'Ouest entre Warriors et Rockets. Je tombe définitivement amoureux du jeu et d'un geste, le shoot, et de son plus bel étendard, Stephen Curry. Un match, deux, quatre, me voilà à regarder la fin de la saison 2015, Curry prend la bague. Moi déjà l'amoureux d'Oakland, qui idolâtrait le moneyball des A's, les Raiders, Oakland s'offrait encore à moi un peu plus dans mon cœur. Depuis ? Je n'ai raté que deux matchs des Warriors en playoffs et pourtant dieu sait qu'ils en ont joué des matchs. Curry est devenu MVP unanime, Thompson a rejoint mon cœur plus vite qu'il ne lui faut de temps pour shooter, et ma culture NBA s'est élargie, développant un amour pour les Suns et leur numéro 1 Devin Booker, le digne héritier de Curry, par son shoot et par l'amour que je lui porte.
De Bourges à Oakland, la passion du cassé de poignet qui transperce les ficèles continue de bercer mes jours et mes nuits et aujourd'hui, je me souviens de la première fois où je suis entré sur le parquet du Prado. À l'époque, je regardais déjà les bannières voler.