Lors du sprint homme toutes les émotions ont été réunies sur toute la course. Vivez la ou revivez la relayeur par relayeur, pour comprendre la folie de cette course.
Emilien Jaquelin : qui apprend à la dure
Premier relayeur Emilien part confiant, fort de son podium de la veille, il attaque dès le premier tour et donne de bons espoirs aux supporters français. Malheureusement ce n'était que du bluff, son premier tir couché est propre et il reste en tête de course, avec le tir debout il décide de prendre les commandes de la course…et là c'est le drame. Gros craquage sur le tir debout où il va 2 fois sur l'anneau de pénalité. Il passera le relais en 21 ème position à Martin Fourcade seul l'exploit est possible. Il avouera à la télé qu'il se sera raté par orgueil.
Martin Fourcade : taille patron…encore
Martin revient de 6 places juste sur le premier tour de ski mais c'est sur le pas de tir qu'il est le plus performant et le plus impressionnant. Lors du premier tir le 5/5 est validé et les places sont remontées. Mais plus que la remontée de Martin c'est la tête de course qui étonne et capte l'attention tout le monde, la Biélorussie, les chinois et les roumains sont dans les 6 premières places. Arrivé au second tir Martin encore impérial avec seulement une pioche d'utilisée la folle remontée continue. Lors du deuxième passage de relais la France se retrouve 5ème, avec l’Allemagne juste derrière.
Simon Desthieux : dans le dur mais qui assure
S'il fallait n'utiliser qu'un seul mot pour le relais de Simon Desthieux ce serait “propre”. Sur les skis un peu en difficulté à cause d'un mauvais choix de matériel que Martin Fourcade avait déjà souligné juste avant, Simon assure son rang grâce à un très bon tir de sa part. Il passera le relais en 4ème position. Pendant ce temps là, la Norvège parait intouchable même si elle est encore au duel avec une étonnante équipe de Biélorussie.
Quentin Fillon-Maillet : “au bout mon petit !!!”
Dès le début du relais QFM est au duel avec Benedikt Doll pour une place sur le podium, une idée que certains français avaient abandonnée suite au premier relais. Après le premier tir parfait de la part du français mais aussi de l'allemand la Biélorussie n'est plus dans la course et maintenant la bataille est pour la deuxième place, ou la victoire, mais il faut un gros craquage pour espérer cela avec 30 sec d'écart entre la Norvège et les deux autres pays. Mais ce craquage lors du tir arrive, le norvégien rate 4 balles et donc doit faire un tour de pénalité alors que les poursuivants sont en train de tirer. L'allemand craque aussi mais pas Quentin et il sort en TETE de la course après le dernier tir, tout le monde saute de joie…mais Christiansen ressort avec seulement 6 sec de retard sur le français et là le duel se fait donc sur la piste. Les deux biathlètes ne font que se doubler pendant le dernier tour, mais c'est au sprint que se fera la différence et malheureusement il s'agit de la spécialité du norvégien qui dépose QFM sur les dernier mètres.
Vous l'aurez compris la France à la suite d'une remontée fantastique finit sur la deuxième place derrière la Norvège qui gagne sans les frères Boe et devant l'Allemagne à domicile. Un conseil pour ceux qui ont raté la course : essayer de voir un replay, elle en vaut la peine. Cela promet encore des émotions pour les mass-starts de demain.
Source photo: dicodusport.fr