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Bilans NBA 2019-2020 : Portland TrailBlazers, la bulle qui cache les soucis

Portland TrailBlazers

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle, après avoir déjà effectué celui des huit franchises absentes. Aujourd’hui zoom sur les Portland TrailBlazers.

Une bulle d’oxygène qui fait du bien

Des pertes et de la continuité

Finaliste dans la Conférence Ouest l’an dernier, les Blazers attaquaient l’intersaison avec une envie de stabilité et n’avaient aucunement besoin de chambouler leur effectif. Leitmotiv de l’intersaison, le remplacement poste par poste. Enes Kanter agent-libre et sur le départ (il signera finalement à Boston), la direction a décidé de monter un échanger avec Miami pour récupérer Hassan Whiteside. En complément, le vétéran Pau Gasol a également été recruté, afin de densifier une raquette encore privée de Jusuf Nurkic sur blessure.

Sur les extérieurs, Al-Farouq Aminu, Seth Curry et Jake Layman ont plié bagage, et Portland a utilisé tous les moyens possibles pour compenser. Via la Draft, les Blazers ont sélectionné Nassir Little, ailier de North Carolina, avec leur 25e choix. Via la Free Agency, ils ont attiré Mario Hezonja, mais aussi Anthony Tolliver dans un rôle un peu plus intérieur. Enfin, la franchise a également misé sur la prolongation de contrat de Rodney Hood, appelé à avoir plus de temps de jeu cette saison. Par retouches, Portland s’est préparé pour un exercice où la franchise devait avoir de l’ambition.

Série noire en saison grise

Après avoir terminé 3e de la Conférence Ouest en 2018/2019, les Blazers ne vont pas réussir à surfer sur la même dynamique. Malgré un mois d’Octobre convenable (3W-2L), Portland va vivre un début de saison plus que difficile. En enchaînant dix défaites en douze matchs, la franchise de l’Oregon se retrouve avec un bilan de 5-12 le 23 novembre, s’engluant à la quatorzième place de sa conférence. Les joueurs de Terry Stotts se réveilleront en remportant trois matchs à la fin du mois, mais repartira ensuite dans une série moyenne.

Les Blazers enchaînent donc victoires et défaites, avant qu’une lueur d’espoir ne surgisse avec quatre succès consécutifs. Le début de la rédemption ? Pas vraiment, car quatre défaites feront suite à ces quatre victoires. Avant d’attaquer 2020, Portland affiche un bilan de (14-20), mais est tout proche de la huitième place synonyme de qualification en playoffs.

Du bien et du moins bien

Le passage à la nouvelle année ne va pas changer les habitudes de Portland dans cette saison 2019/2020. Si Damian Lillard brille de mille feux avec notamment un match à 61 pts face aux Warriors mi-janvier, ou encore que l’apport de Carmelo Anthony, recruté en novembre, est de plus en plus appréciable, les Blazers continuent d’alterner le chaud et le froid, à l’image par exemple de ce match fou de Lillard face à Golden State, mais aussi à celle d’une lourde défaite (-24) contre les Knicks le jour de l’an pour le retour de Melo au Madison Square Garden. La franchise de l’Oregon s’offre tout de même quelques belles victoires (2x Rockets, 1x Lakers) mais stagne à la dixième place au classement.

Le mois de Février est paradoxal, mais va plutôt être bénéfique aux Blazers. Si Portland déjoue en affichant un bilan de 4-8 et ne remporte pas le moindre match à l’extérieur, la franchise va tout de même gagner une place au classement, profitant de la mauvaise passe de San Antonio qui ne gagne pas plus de match sur la même période. Les Blazers arriveront finalement au Hiatus en ayant conservé leur neuvième place, mais l’écart est infime dans la course aux playoffs, avec seulement trois victoires d’écart entre les équipes classées neuvième et treizième. La lutte est âpre, ce qui promettait une bulle très disputée.

L’euphorie de la bulle

Avec la mise en place d’un play-in pour la qualification en playoffs, Portland avait deux objectifs : rester à portée de fusil des Grizzlies, huitième avec trois victoires d’avance, et conserver a minima leur place, en résistant à la meute de franchises qui allait les prendre en chasse. Cependant, grâce à un enchaînement de performances magistrales, les Blazers vont faire nettement mieux que ce à quoi on pouvait s’attendre. Derrière un Damian Lillard stratosphérique, qui sera d’ailleurs élu MVP de la bulle, et d’autres joueurs en forme comme Jusuf Nurkic ENFIN de retour de blessure, Portland va enchaîner les succès. Au final, la franchise remportera cinq de ses huit matchs et réussira le tour de force de chiper la huitième place aux Grizzlies qu’ils retrouvèrent ensuite en play-in.

Dans une situation inédite de match décisif pour valider son ticket pour la postseason, Portland ne va pas trembler au moment d’éliminer les Grizzlies pour assurer sa place en playoffs. Un succès 126-122 qui leur ouvrira les portes du spot 8 et qui leur fera défier le leader de la Conférence Ouest (et futur champion), les Lakers de Los Angeles, en playoffs. Face aux californiens, les Blazers vont frapper fort d’entrée en remportant le Match 1, encore une fois dans le sillage d’un grand Damian Lillard (34 pts). Problème pour Portland, son meneur de jeu sera bien mieux contenu dans les matchs 2 et 4, et son impact sera insuffisant dans le match 3. Conséquence ? Los Angeles s’offrit un gentleman sweep en remportant un match 5 non-disputé par Lillard, mettant fin à la belle bulle des Blazers.

Le MVP de la Rédac’ : Damian Lillard

Dans la défaite et dans la victoire, dans les moments compliqués comme dans ceux plus euphoriques, Damian Lillard a fait tout ce qu’il a pu pour porter les Blazers sur ses épaules. Auteur d’une très grosse saison (30 pts, 8 ast de moyenne), il a fini la saison régulière en apothéose avec une bulle d’anthologie, de laquelle il sera même élu MVP. Encore All-Star cette année, il est assurément l’un des meilleures joueurs de la ligue et LA pièce maîtresse d’une franchise qu’il mène depuis maintenant huit saisons.

La Saucisse de la Rédac’ : Hassan Whiteside

Arrivé à l’intersaison pour densifier une raquette privée de Jusuf Nurkic et de laquelle Enes Kanter ne faisait plus partie, Hassan Whiteside n’a pas franchement convaincu pour sa première (et seule ?) saison dans l’Oregon, il a encore été précieux au rebond mais a déçu, aussi bien en attaque qu’en défense. Agent libre cet été, il est peu probable qu’il retrouve un contrat équivalent à celui qu’il avait jusqu’ici (27 M de $ touchés en 2019/2020).

Le +/-

Le + : La bulle

Le – : La saison régulière

Et la saison prochaine ?

Les besoins à combler

À Portland, la donne est simple pour cette saison : il faut aider Damian Lillard. Pour cela, un profil pourrait être privilégié par le Front Office : de bons défenseurs. En effet, si Dame Dolla assure en attaque, le reste de l’équipe ne suit pas de l’autre côté du terrain, en atteste les statistiques défensives des Blazers cette saison (26e meilleure défense, 28e defensive rating). Pour cela, le secteur intérieur pourrait être renforcé. Hassan Whiteside est en fin de contrat et ne devrait pas être reconduit, ce qui offre à la franchise de l’Oregon une opportunité de s’offrir un défenseur. La Draft pourrait être priorisée pour le recrutement, Portland possédant le 16e choix.

Par ailleurs, une prolongation pourrait être envisagée : celle de Carmelo Anthony. Arrivé en cours de saison, il s’est avéré être un élément important dans l’effectif, aussi bien grâce à son expérience que grâce à sa palette offensive. Le cas Rodney Hood devra également être scruté de près, lui qui possède une player option et pourrait se retrouver libre de tout contrat.

L’avis de la Rédac’

Avec Damian Lillard dans leur effectif, les Blazers seront quoi qu’il arrive une équipe à prendre au sérieux. En surfant sur la bonne dynamique de la bulle et avec le retour à 100 % de certains joueurs importants comme Jusuf Nurkic, Portland a tout pour se battre dans une Conférence Ouest de plus en plus relevée. Le gros point d’interrogation reste autour de la capacité de la franchise à élever son niveau de jeu en défense, véritable Némésis de la franchise qui pourrait l’empêcher de jouter dans les hautes sphères de l’Ouest si rien n’est fait pour corriger le tir.

‘’Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.’’ disait l’ancien académicien Paul Claudel dans son recueil Feuilles de saints [1925]. Si les Blazers ne courent pas encore un danger de mort, ils seraient tout de même inspirés de réfléchir à comment défendre pour ne pas s’y retrouver.

Une saison régulière moyenne mais une bulle impressionnante, un Damian Lillard plus que jamais parmi les meilleurs joueurs de la ligue mais une défense pas au niveau, la saison des Blazers fut pleine de contradictions. Si tout n’est pas à jeter, il faudra se montrer plus solide l’an prochain pour rêver plus grand.

À suivre : Le Bilan des Dallas Mavericks



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