Ces coureurs en fin de contrat en décembre 2020

0

Ces neuf coureurs seront en fin de contrat cette saison. Certains voudront trouver une herbe plus verte ailleurs et d’autres resteront bien au chaud au bercail. Nous commençons ce premier article avec des prétendants aux courses par étapes et Grands Tours ainsi qu’un spécialiste de classiques.

Depuis sa prolongation de contrat durant l’été 2017, le quadruple vainqueur du Tour Christopher Froome a connu des très hauts et des très bas. Après sa victoire sur la Grande Boucle 2017, Froome a remporté le Tour d’Espagne et le Tour d’Italie avant de monter sur le podium du Tour 2018. Mais, un terrible accident lors de la reconnaissance du chrono du Dauphiné 2019 a fait dérailler son programme pour la saison passée. En cette fin de saison 2020, Christopher aura une fenêtre pour montrer qu’il peut toujours briller à l’âge de 34 ans, bientôt 35. Si aucune course est organisée d’ici fin 2020, la situation du Kenyan Blanc va devenir moins claire surtout avec son gros salaire aux vues de la situation économique du cyclisme, même si on voit mal Froome courir ailleurs qu’au sein d’Ineos. De plus, son leadership au sein de la formation britannique est contesté par le Colombien Egan Bernal et Geraint Thomas.

En ce début d’année 2020, on croyait une saison charnière pour Romain Bardet avec une participation au Tour d’Italie instrument du Tour de France. Mais avec le Covid19, le natif de Brioude est revenu au point de départ en annonçant revenir sur la Grande Boucle. Les coureurs Français n’ont pas l’habitude de quitter les structures Françaises. Néanmoins, AG2r La Mondiale doit également négocier avec Pierre Latour également. La prolongation d’Oliver Naesen est un bon signe lancé à Romain. Puisque ce dernier est l’ange gardien de Bardet sur les Grands Tours sur les bordures et l’ancien champion de Belgique est l’atout numéro un de l’équipe Savoyarde dans les classiques de printemps. L’intérêt de recruter le grimpeur de 29 ans pourrait venir d’une autre équipe Française Cofidis (quid de Guillaume Martin) ou encore Mitchelton-Scott et Trek-Segafredo (l’envie de continuer de Nibali risque de compliquer les choses). Cette dernière pourrait être à la recherche d’un leader dans la force de l’âge.

Après avoir remporté la Vuelta en 2018, Simon Yates n’a pas réussi à maintenir ces ambitions élevées l’année suivante, mais ses deux victoires d’étape sur le Tour lui ont permis de sauver la mise. La formation pourrait garder le coureur Anglais mais la situation économique en fin de saison sera importante pour les négociations. L’équipe Australienne est à la recherche de sponsor pour alléger les charges sur Gerry Ryan et avec la crise du coronavirus les choses ne sont pas améliorées. Un départ serait alors envisageable ? De plus, son jumeau Adam est dans la même situation. Cependant, son avantage est qu’il sera moins cher sur le marché puisqu’il n’a pas encore remporté une course de trois semaines. Mais, il a montré qu’il était une valeur sûre sur les courses par étapes et les courses d’un jour 2e de Tirreno-Adriatico et du Tour de Catalogne, 3e de Milan-Turin, 4e de Liège-Bastogne-Liège et 5e du Tour du Pays basque en 2019. En 2020, il a même eu le temps de dominer l’UAE Tour.

La Trek Segafredo aura une bonne dizaine de coureurs sans contrat en fin d’année parmi eux : Richie Porte. À 35 ans et après une première saison décevante, l’Australien a remporté en janvier le Tour Down Under. Ce spécialiste des courses d’une semaine (Paris-Nice 2013 et 2015, Tour de Catalogne 2015, Tour Down Under 2017 et 2020, Tour de Romandie 2017 et Tour de Suisse 2018) est un des grands perdants du nouveau calendrier avec les nombreuses annulations dont il était prétendant. À partir de novembre, on verra la direction que souhaite prendre les dirigeants de la Trek avec oui ou non un rajeunissement de l’effectif.

Michael Valgren a déçu l’an dernier malgré une belle 6e place sur les championnats du monde. Son début de saison 2020 était timide mais ces objectifs étaient plus lointains avec les classiques tels que le Ronde, l’Amstel ou la Doyenne. Sa valeur a donc baissé depuis deux ans. Lauréat du Circuit Het Nieuwsblad et de l’Amstel Gold Race en 2018, le Danois de 28 ans a un profil intéressant en étant capable de briller sur les Flandriennes et sur les Ardennaises. L’arrivée de Bjarne Riis devrait convaincre de rester au sein de l’ossature sud-africaine surtout que les résultats collectifs du début de saison étaient en amélioration.

Une autre équipe aura énormément de coureurs en fin de contrat : la Bora Hansgrohe et Maximilian Schachmann, en fait partie. Le vainqueur sortant de Paris-Nice n’a que 26 ans et il a encore une belle marge de progression. Son profil polyvalent est très prisé.3e de Liège-Bastogne-Liège, 5e de l’Amstel Gold Race et de la Flèche wallonne, l’Allemand peut devenir à l’avenir un adversaire coriace pour un Julian Alaphilippe sur les Ardennaises. 31e et vainqueur de la 18e étape du Giro 2018, Schachmann a encore de nombreux progrès à faire sur les courses de trois semaines.

Bob Jungels attira sans doute de nombreuses convoitises. Le Luxembourgeois n’a que 27 ans et ne sera pas très cher sur le marché des transferts. 6e et 8e des Tours d’Italie 2016 et 2017 avec deux maillots blancs, Bob a perdu de sa superbe sur les courses par étapes. Solide rouleur, Jungels peut briller sur les courses d’une semaine et surtout montrer de belles choses sur les Flandriennes et sur les Ardennaises puisqu’il a déjà à son palmarès Liège-Bastogne-Liège et Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Lefevere pourrait donc laisser partir Jungels puisqu’il comptera encore dans ses rangs Alaphilippe et Evenepoel, sans oublier qu’il est toujours capable de dépister des pépites.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here