Coupe du monde : comme un ouragan, le Japon déferle vers les quarts de finale !

Au terme d’un match dantesque, le Japon s’offre l’Écosse et se qualifie pour la première fois de son histoire en quart de finale de Coupe du monde (28-21). Dans leur mondial, les Japonais s’offrent même le luxe de terminer premier de son groupe en finissant la phase de poule invaincu. Les Nippons affronteront l’Afrique du Sud en quart de finale, pour un remake de l’exploit japonais d’il y a quatre ans en Angleterre.

 

Historique ! Alors que le Japon est touché par l’un des plus violents typhon de son histoire, les Japonais du rugby viennent de réaliser le plus grand exploit sportif du pays. À la différence de la dernière édition en Angleterre, les hommes de Jamie Joseph ne se sont pas arrêtés à un exploit en phase de poule. Après avoir dominé l’Irlande, les Cherry Blossoms se sont arrachés pour dominer une équipe écossaise dépassée par la qualité technique des Japonais. Le Japon est pour la première fois de son histoire en quart de finale de Coupe du Monde. Quoi de mieux pour fêter ça, qu’être à la maison.

Une leçon de rugby

La première mi-temps est un hymne au jeu de mouvement. On loue souvent les avants All Blacks pour leur qualité technique balle en main, les avants japonais n’ont rien à leur envier. Les coéquipiers du capitaine Michael Leitch vont multiplier les temps de jeu, les passes après contact, les remises intérieur, les jeux au pied astucieux, toute la panoplie du rugby moderne y passe. Sans parler de la confirmation d’une défense intraitable entrevue face à l’Irlande (19-12).

Pourtant, c’est l’Écosse qui frappe en premier dans ce match couperet. Le demi d’ouverture du Racing, Finn Russell, va aplatir le premier essai du match après seulement sept minutes de jeu (7-0). Mais le Japon a du coeur, et surtout beaucoup de talent. L’inévitable Matsushima va inscrire son cinquième essai personnel du tournoi à la suite d’un beau mouvement collectif. Mais les Japonais sont sadiques et ils continuent d’enfoncer les crampons dans la plaie béante des Écossais. Après un essai tout en force et en technique de Iganaki (26e), les blancs et rouges vont inscrire deux essais supplémentaires par l’intermédiaire de Fukuoka. Unique marqueur japonais face à l’Irlande, l’ailier va s’offrir un doublé. À la suite d’un coup de pied rasant de Lafaele juste avant la mi-temps, il va inscrire son nom au tableau d’affichage. Comme si cela ne suffisait pas, il va remettre ça dès le début du second acte sur un arrachage dans les mains écossaises et une chevauchée de 40 mètres pour aller aplatir le ballon entre les perches. Après 42 minutes de jeu, le Japon mène 28-7, l’Écosse est dans les cordes.

L’Écosse se rebiffe 

Les hommes de Gregor Townsend n’ont plus rien à perdre et décident de lâcher les chevaux. Ils commencent à gagner les impacts, à jouer après contact et les Japonais s’essoufflent, s’étouffent. En cinq minutes, WP Nel et Zander Fagerson vont ramener l’Écosse au contact des Japonais (28-21, 55e). Les gros font la différence et les coéquipiers de Stuart Hogg y croient de nouveau. Mais les Japonais ne sont plus la petite nation surprise du dernier mondial. L’espoir de se qualifier en quart de finale devant son public est plus fort que la fatigue physique. Pendant 25 minutes les joueurs du soleil levant vont s’arquebouter en défense et défendre leur précieux ticket pour les quarts. L’arbitre siffle la fin du match sur un énième ballon récupéré par les Japonais, les hôtes se congratulent. Ils le savent, l’histoire vient de s’écrire.

Un quart de finale de Coupe du monde, battre l’Irlande et l’Écosse, un jeu flamboyant, le Japon vit un rêve éveillé depuis le début de la compétition. Peuvent-ils vraiment battre l’Afrique du Sud en quart de finale ? Les fous vous diront qu’ils l’ont déjà fait. Alors soyons fou !  

 

 

Crédit photo image en Une : RMC Sport

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"Il faut souffrir pour être beau"...Supporter de l'OM mais toujours moche In Russell Westbrook we trust #whynot

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