Coupe du monde : l’Afrique du Sud, un sacre légitime

Alors qu’on voyait les Anglais favoris après une demi-finale rondement menée face aux Néo-Zélandais, les Sud-Africains ont rappelé au monde entier qu’ils étaient les plus armés pour glaner le titre mondial en cas d’échec des Blacks. Une victoire finale qui n’étonne finalement personne lorsqu’on regarde cette équipe d’un peu plus près.

 

De Klerk, la plaque tournante

Il a assurément été l’un des meilleurs joueurs de son équipe et même du Mondial pendant un mois et demi. Indétrônable au poste de numéro 9 dans l’échiquier des Boks, Faf de Klerk a sans cesse bonifié le jeu des siens. Au milieu d’un système basé sur la puissance et l’impact, il a apporté de la vitesse à travers ses libérations et ses transmissions rapides, ce qui a souvent permis de créer des espaces dans la défense adverse. Régulier et intelligent sur un terrain, il s’est montré très propre techniquement et a apporté tout ce qu’on peut attendre d’un demi de mêlée moderne. Remarqué pour sa petite taille, il a su faire étalage de toute sa palette lors de cette Coupe du monde, organisant pour le mieux le jeu des Springboks à l’aide de ses avants. Il est évidemment l’une des pièces maîtresses du succès des hommes d’Erasmus.

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Crédit photo : Scroll.in

 

Une ligne d’avant implacable

Quand on parle de l’Afrique du Sud, impossible de ne pas parler de sa ligne d’avant. Mtawarira, Mbonambi, De Jager, Vermeulen.. toutes les nations du monde savent qu’elles vont passer un mauvais quart d’heure (et bien plus que ça en réalité) lorsqu’elle croise la route du paquet d’avant springbok. En compagnie de leur capitaine Kolisi, les Sud-Africains exercent une constante pression sur le pack adverse, et affichent une parfaite maîtrise des fondamentaux, notamment dans le domaine de la conquête. Aspect que l’on a pu constater lors de la finale, où les Boks ont dominé des Anglais également réputés pour être très solides dans ce secteur. Plus disciplinés que les joueurs d’Eddie Jones et infranchissables en défense, les Sud-Africains ont, à l’exception de leur première rencontre face aux Blacks, pris la mesure de tous leurs adversaires dans leur registre caractéristique. Symbole de cette ligne d’avants sur-performante, Pieter-Steph du Toit a par ailleurs été élu joueur World Rugby de l’année.

 

Une polyvalence apportée par les ailiers

Un peu de tendresse dans ce monde de brute ! Fort heureusement, l’Afrique du Sud, ce n’est pas que des mastodontes rugueux sur les impacts qui cherchent à aller derrière la ligne uniquement par le biais de la puissance. Elle dispose en effet aussi d’ailiers supersoniques et fantasques ballon en main, en les personnes de Cheslin Kolbe et de Makazole Mapimpi. Tous les deux marqueurs lors de la finale, l’un semble être le meilleur joueur du monde à son poste, et l’autre n’a échoué qu’à une longueur dans la course au meilleur marqueur de la compétition (seulement devancé par le Gallois Josh Adams). Les deux ailiers titulaires diversifient le jeu des Springboks, et lui offre des solutions alternatives à son style de jeu initial. Preuve en est, les Sud-Africains terminent meilleur attaque de la compétition avec 262 points et 33 essais inscrits, dont plus de la moitié par des joueurs de ses lignes arrières.

Par ailleurs, bien que Kolbe se soit retrouver diminué par une blessure à la cheville en cours de compétition, et qu’il n’ait sans doute pas eu l’apport souhaité au vu de son potentiel sur l’ensemble de la Coupe du monde, il représente assurément l’avenir du rugby sud-Africain. Mais heureusement pas de soucis, Mapimpi était là pour planter.

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Crédit photo : La Croix

 

Le sacre de l’Afrique du Sud ne souffre donc d’aucune contestation, d’autant plus lorsqu’on voit la copie rendue en finale face à l’Angleterre. Vainqueurs du Four Nations quelques semaines avant le Mondial, les Sud-Africains rentrent au pays les valises pleines, et même avec le titre (logique) de meilleure équipe de l’année sur le plan international. S’ils n’ont certes pas forcément proposé le jeu le plus enthousiasmant, ils ont en revanche été incontestablement l’équipe la plus constante et ont su user de leur expérience quand il l’a fallu. Là est peut-être la clé de la réussite.

 

Crédit photo de l’image en Une : Le 10 Sport

 

Grégoire Allain

A propos de l'auteur

Surnommé l'électron libre. Fan de Rafa, et heureusement car ce n'est ni l'OL ni le Stade Français qui satisfont mon capital victoires chaque week-ends. Bon sinon, je réussis quand même à être objectif dans mes articles, sauf quand il s'agit d'écrire sur pourquoi le PSG peut-il un jour gagner la Ligue des Champions.

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