Jusqu’à fin janvier, avant d’embrayer sur une nouvelle saison de Formule 1, la rédaction Sports Mécaniques va tirer les conclusions de cette saison 2020 très palpitante. De Williams à Mercedes, plusieurs mondes d’écart existent, avec des ambitions totalement différentes. Il est temps pour chaque écurie d’être passée au crible, afin de voir ce qui a pêché, ce qui a été bien réalisé, ce qui aurait pu être mieux fait. Aujourd’hui c’est au tour de la firme française Renault de passer sur le grill

Une saison pleine de frustration

Coup d'œil dans le rétro

On avait quitté Renault sur une saison 2019 déjà frustrante avec une cinquième place au classement constructeurs derrière McLaren et Ferrari dans la course au podium de ce classement. Cyril Abiteboul avait clairement annoncé qu'en 2020 il serait question de se battre pour cette troisième place, il n'était pas loin du vrai, mais quand même dans le faux.

Résumé de la saison

Le début de saison de l'écurie au losange s'est d'ailleurs très mal lancée. Seulement 12 points après 3 courses et un écart conséquent de niveau entre l'expérimenté Ricciardo et le revenant Ocon qui découvrait la voiture. Pendant ce temps, les principaux concurrents que sont Racing Point et McLaren marquaient déjà 40 et 41 points respectivement. Silverstone 1 ne sera qu'une éclaircie au mal de la firme française puisque sur les deux courses qui suivent, l'équipe française ne prend que 4 points soit 36 de moins que Racing Point. Le mal est fait, l'écart trop grand. La deuxième partie de saison est plus encourageante avec des améliorations apportées à Spa qui remettent les voitures jaunes dans le bon wagon, c'est d'ailleurs le déclic pour Ricciardo qui finira systématiquement dans les points pour les 11 dernières courses de la saison, le seul pilote à l'avoir fait. Trois podiums au compteur, Renault souffrira d'un dernier raté en Turquie qui lui coutera l'opportunité de terminer dans le top 3. Pas mal de regrets mais une progression constante qui laisse présager de bonnes choses pour 2021.

Les pilotes

Daniel Ricciardo (5e, 119 points) 

Son départ chez McLaren était acté, pourtant l'Australien a toujours fait preuve de sa bonne humeur et de sa loyauté envers Cyril Abiteboul et son écurie en essayant toujours de se battre et de faire progresser la voiture, les deux podiums récoltés lui ont redonné confiance en son pilotage et il termine 2020 de manière très solide avec beaucoup de confiance. Il termine logiquement dans le top 5 du championnat, proche de la quatrième place de Perez, une vraie performance quand on sait que 4 voitures sont au dessus du lot avec Red Bull et Mercedes.

Esteban Ocon (12e, 62 points)

C'est trop d'écart avec son coéquipier malheureusement. Si on peut comprendre qu'il ait eu un temps d'adaptation à la voiture, le français s'est souvent montré rapide en qualification mais incapable de garder un gros rythme en course, il doit apprendre de cette saison et le podium glané à Bahrain lui donnera confiance, accompagné d'Alonso, il devrait encore pouvoir progresser dans son pilotage et sa gestion de course.

Coup d'éclat / Coup de bleus

  • Coup d'éclat c'est évidemment le podium d'Esteban Ocon à Bahrain, un vrai symbole juste une semaine après l'accident spectaculaire de son compatriote Romain Grosjean sur la même piste.
  • Coup de blues : Le double 0 en Espagne qui a fait très mal au classement, pas de rythme que ce soit en course ou en qualification, le déclic qui aura lancé la saison des jaunes et noirs ensuite.

Le point statistique

181 : Le plus gros total de points de la firme au losange depuis le titre constructeur en 2006 et ce malgré une saison à 17 courses, soit le plus petit total de courses sur une saison depuis le titre à égalité avec 2007 et 2009

3 : Le nombre de podiums de Renault cette saison, les premiers depuis 10 ans

2020 restera une année frustrante pour Renault mais pleine d'apprentissage afin d'espérer en 2020 le retour à une victoire, peut-être pour son prodige de retour, celui qui lui a offert deux titres mondiaux : Fernando Alonso, le tout sous un emblème historique, celui d'Alpine, sans Cyril Abiteboul, remercié par la direction.