Auteur de son premier podium depuis 2015, Romain Grosjean a réalisé une course parfaite samedi à Indianapolis. Parti en pole, le Français termine derrière Rinus VeeKay. Alex Palou complète le podium. L'ancien pilote Haas a mené une partie du Grand Prix, mais la très bonne stratégie du côté de VeeKay a eu raison du Français.

Dès son troisième Grand Prix, Romain Grosjean a ébloui l'Amérique de tout son talent. Le Français imprime un gros rythme. Il creuse un écart de deux secondes sur ses poursuivants. Même dans la gestion du trafic, le pilote Dale Coyne Racing se sent comme un poisson dans l'eau. Le premier relais du Français, en pneus tendres, est l’un des plus longs puisqu’il rentre aux stands au 25e tour, soit 10 tours après tout le monde. Mais lorsque Romain Grosjean ressort de son second arrêt aux stands, il est dépassé par Rinus VeeKay. Le jeune pilote imprime un rythme très élevé et ne sera plus dérangé jusqu'à la fin de la course. Quant à l'ancien pilote Lotus, ce podium est considéré comme une renaissance, 6 ans après Spa 2015.

“C'est une voiture que j'aime conduire, qui ressemble à celle de GP2 que j'ai conduite en 2011 et avec laquelle j'ai été compétitif. J'ai aussi un bon groupe de personnes autour de moi à commencer par les ingénieurs. Ed Jones, mon coéquipier, m'aide beaucoup. Honda et Firestone m'ont aussi permis de me mettre au niveau en me disant quoi faire et quoi ne pas faire. En tant que rookie, j'ai eu quelques jours d'essais en plus, ce qui est toujours bien. Et puis en dix ans de Formule 1, j'ai dû m'adapter à des voitures très différentes, certaines très compétitives et d'autres affreuses, je ne donnerais pas de nom et on apprend comment à s'adapter. Mais je pense qu'il me reste encore quelques petites choses à comprendre pour aller plus vite en IndyCar” confie-t-il dans des propos recueillis par L'Équipe. À noter l'excellent départ de la part du Français, un exercice spécifique à l'IndyCar que le pilote aux dix podiums en F1 a parfaitement réussi.

Un circuit typé F1

Le circuit d'Indianapolis a sûrement légèrement aidé le Français à performer ce week-end. Sur un circuit où la F1 est passée de 2000 à 2007, le Français se sentait à l'aise : “De tous les circuits sur lesquels j'ai couru aux États-Unis, c'est celui qui m'était le plus familier. On peut deviner qu'il a en fait été dessiné pour la Formule 1, vu les vibreurs, le tracé et les virages. Je savais que je me sentirais rapidement bien en piste, alors qu'à St. Pete il fallait un petit peu de temps pour apprendre. Barber, il y a quelques astuces à comprendre. Ici, pour moi, c'est un peu plus simple” dans des propos recueillis par Motorsport lors des qualifications.

Un week-end plein pour Romain Grosjean aux États-Unis. Le Français va maintenant se concentrer sur le mois prochain et la course à Detroit. En attendant c'est Pietro Fittipaldi qui prendra le volant de la Dale Coyne Racing pour les 500 miles d'Indianapolis.

Crédit photo : Romain Grosjean