Crise sanitaire oblige, le basket français est quasiment à l'arrêt. We Sport en a profité pour aller prendre des nouvelles d'un des personnages les plus sympathiques de Jeep Elite : Rémi Lesca, joueur de l'Elan Béarnais.

We Sport : Tout d'abord, comment allez-vous ? Votre dernier match remonte au 07/11, et on se sait pas vraiment quand va être le prochain, comment vit-on cette situation ? Arrivez-vous à rester concentré et impliqué ?

Rémi Lesca : Bonjour, je vais très bien. Depuis Levallois on s'est beaucoup entraîné pour essayer de garder le rythme. On a également eu une double confrontation contre Boulazac avant d’affronter Saint-Sebastien dimanche (ndlr, l'entretien a été réalisé vendredi 27/11). Le but est de garder les automatismes de matchs à haute intensité mais c'est vrai que la concentration est le plus important et le plus dur à aller chercher sur la durée sans compétition.

WS : Le début de saison a été perturbé, (tests COVID, joueurs absents, jauge de spectateurs, huis clos), est-ce qu'on aborde les matchs dans de bonnes conditions ?

RL : C'est vrai qu'on n'aborde pas vraiment les matchs dans les meilleures conditions mais c’est comme ça, il faut faire avec. Il me tarde vraiment de retrouver un Palais plein, avec les partenaires, les abonnés, les fans et la famille dans la salle. Cette ambiance manque.

WS : Au niveau collectif, comment jugez-vous ce début de saison ?

RL : Je suis vraiment satisfait de ce que l’équipe propose, des deux côtés du terrain et notre position au classement reflète bien cela (ndlr, l'EBPLO est 6e après 5 journées disputées). On connaît un léger contre temps avec le départ de Shannon Evans (le meneur américain, sensation du début de saison disposait d'une clause dans son contrat lui permettant de rejoindre une formation d'Euroleague) et il faudra s’adapter encore une fois avec l’arrivée d’un nouveau joueur et de son style de jeu.

WS : Et au niveau personnel ? Vous vous sentez bien dans cet effectif ?

RL : Je suis vraiment satisfait d’être dans un groupe comme celui-là. Les victoires en début de saison nous ont permis de capitaliser tout le travail fait pendant la préparation. J’aimerais apporter encore plus mais un équilibre d’équipe c’est aussi des joueurs qui jouent pour un collectif. La machine tournait bien, il n’y avait aucune raison que je dénature mon jeu et fasse enrayer le collectif.

WS : Vous êtes revenu dans votre club formateur après plusieurs expériences tout autour de la France, ce retour était votre objectif principal à l'intersaison ? Un autre challenge ne vous a pas tenté ?

RL : Après une saison compliquée à Boulazac, l’essentiel pour moi était de retrouver les fondamentaux. Chacun trouve son équilibre dans plein de domaines différents, moi c’est la famille. Avec deux enfants, la proximité des grands parents est un plaisir simple mais ô combien important pour l'équilibre familial et le mien. Et l’élan c’est ma famille aussi, j’ai fait tous les efforts possibles pour revenir et aider le club à redresser la barre dans cette période compliquée.

WS : Vous avez annoncé lors de votre retour en juin que vous ne repartiriez plus, pourtant vous n'avez que 30 ans, avez-vous un plan déjà établi dans votre tête ?

RL : Non, j’ai pas de plan prédéfini, mais maintenant que je suis de retour à la maison je ne repartirai pas. Pau est un club à part pour moi, je suis venu sans agent mais avec mon cœur. Ma reconversion commence à se mettre en place petit à petit mais je n'ai pas envie de trop me projeter dessus tant que mon travail sur le parquet n’est pas fini à l’Elan Béarnais.

Crédits photo : Facebook EBPLO