Un podium plus serré que jamais, de bonnes surprises, des historiques en milieu de tableau et des relégables qui peuvent souffler, voici notre bilan de la saison de Jeep ÉLITE.
Un mariage à trois ça vous dit ?
Cette année en Jeep ELITE, il y avait Monaco, l’ASVEL, la JDA Dijon et les autres. Déjà sur le podium en saison régulière l’an dernier et également toutes trois demi-finalistes (a minima), elles ont encore une fois dominé le championnat cette saison. Fait étonnant, ces trois équipes ont terminé avec le même pourcentage de victoires, 84 %, mais au petit jeu des paramètres appliqués en cas d’égalité c’est Monaco qui a terminé l’année en première position.
Cette première place de la Roca Team est tout sauf le fruit du hasard. Invaincue à domicile et assez largement meilleure défense du championnat, l’équipe de Sasa Obradovic. Derrière leurs All-Stars (Buckner, Dost, O’Brien) ils ont été intraitables et auraient même pu finir seuls en tête sans une défaite face à l’ASVEL lors de la dernière journée avant l’interruption de la saison.
Du côté de la formation de Tony Parker, les choses se sont peu à peu dégardées. Favori à sa propre succession, l’ASVEL a tout d’abord ultra dominé le championnat français en ne perdant pas le moindre match jusqu’à la fin Décembre. Les joueurs de Zvevdan Mitrovic vont ensuite perdre quatre de leurs onze dernières rencontres et réussir à recoller avec la tête in-extremis. Si l’ASVEL aurait pu mieux faire et regrettera notamment sa défaite en finale de la Leaders Cup, le club est là où on l’attendait, à savoir tout en haut du classement malgré une anecdotique deuxième place.
Pour compléter ce podium, on retrouve une équipe qui n’en finit plus de surprendre : la JDA Dijon. Troisième l’an dernier derrière le MVP David Holston, l’équipe entraînée par Laurent Legname a encore une fois montré les crocs sur la scène française. Troisième meilleure attaque, deuxième meilleure défense et vainqueur de la Leaders Cup, Dijon a mérité sa place sur le podium et confirme qu’il faudra une nouvelle fois compter sur eux l’année prochaine.
Des recrutements payants et des européens fragiles
Derrière ce monstre a trois têtes, certaines équipes du top 8 ont montré très belles choses. C’est notamment le cas des Metropolitans 92 qui ont parfaitement réagi après le rachat du club par la ville de Boulogne-Billancourt. Forts d’un recrutement intelligent avec des joueurs comme Briante Weber, Rob Gray ou Vitalis Chikoko, les franciliens ont réussi à terminer quatrième, soit huit places plus haut que la saison précédente. Si l’équipe a connu une baisse de régime en deuxième partie de saison et que Frédéric Fauthoux ne sera plus sur le banc la saison prochaine, tout ceci est encourageant pour le futur.
Même son de cloche du côté de la JL Bourg et surtout de Cholet Basket. Après une saison dans le ventre mou (9e) et en bas de classement (14e) pour ces deux équipes, chacune a su rebondir pour terminer dans une position qui leur aurait permis de disputer les phases finales. Du côté de Bourg en Bresse, on a pu s’appuyer sur un Zack Wright All-Star et sur un jeu bien construit, notamment à domicile où l’équipe fut extrêmement solide (10-3).
Pour Cholet, c’est un grand ouf de soulagement. Après deux saisons à la lutte pour le maintien et une dernière décennie galère, les pensionnaires de la Meilleraie ont retrouvé le sourire. Derrière un Chris Horton évoluant à un niveau de MVP et Abdoulaye N’Doye, une des révélations de la saison, les choletais ont réalisé leur meilleur classement depuis 2010 et 2011, période où le club jouait le titre. Chapeau à Erman Kunter !
Bilan mitigé pour Nanterre et Limoges, tous deux également engagés en Eurocup. Si le bilan sur la scène européenne est loin d’être extraordinaire, celui sur la scène nationale est également moyen. Quatrième l’an passé, Nanterre a connu deux phases distinctes dans sa saison. En proie à de grandes difficultés lors des dix premières journées, le club finira la saison en boulet de canon avec un des meilleurs bilans de la ligue. Du positif et du négatif donc, dans une saison où l’on retiendra notamment les bonnes performances d’Isaïa Cordinier. Côté Limoges, les résultats sont similaires à ceux de l’an dernier. Si l’on aurait pu espérer mieux des coéquipiers de Semaj Christon, ils auront évolué en milieu de classement tout au long de l’année et auront sauvé leur saison en restant accroché à cette huitième place.
Un ventre mou entre déception et logique
Déjà à la lutte pour la dernière place qualificative en phases finales l’an dernier, Le Mans a tout de même quitté le Top 8 à l’issu de cette saison raccourcie. Derrière l’éternel Antoine Eito, les manceaux ont tout de même réalisé l’exploit de faire tomber l’ASVEL en premier cette saison au sein d’une saison très compliquée au début (licenciement du coach alors que l’équipe était au bord de la relégation) et finalement dans les cordes. Discours totalement différent du côté de la SIG Strasbourg. En milieu de tableau dès le début de saison, le club va connaître une terrible série de treize défaites consécutives toute compétition confondues qui aura comme conséquence le renvoi de Vincent Collet. Sur le banc de la SIG depuis 2011, le sélectionneur de l’équipe de France aura donc payé les frais d’une saison loin d’être à la hauteur sur tous les plans.
Déception également du côté de Pau. Avec un budget et une masse salariale certes inférieurs à la SIG, l’Élan Béarnais a également connu une saison en dent de scie. Engluée dans la deuxième moitié du classement tout au long de l’année, l’équipe de Laurent Vila termine bien loin de sa cinquième place de l’an dernier et peut nourrir des regrets. L’Élan Chalon s’est fait peur mais a finalement terminé à une meilleure place que l’an dernier. Relégable après treize journées, les coéquipiers de Justin Robinson on su relever la tête pour aller chercher une douzième place presque inespérée au vu de leur largesse défensive (deuxième pire défense de Jeep ÉLITE).
Derrière eux on retrouve le promu Orléans, qui s’en est bien tiré pour son retour dans l’élite. Avec une petite marge sur la course pour le maintien, l’équipe a pu profiter d’un Miralem Halilovic de gala (All Star, meilleur scoreur et meilleure évaluation du championnat) pour les mettre sur le droit chemin.
De potentiels relégués miraculés
Suite à la pandémie de CoVid-19, aucune descente n’eut lieu cette saison en Jeep ÉLITE. Un grand ouf de soulagement pour certaines équipes. Après un début de saison satisfaisant (7e après 10 journées), Châlons-Reims a peu à peu coulé au classement. Une déception pour une équipe qui aurait pu espérer mieux derrière ses deux All Stars (Jean-Baptiste Maille et Yannis Morin). Scénario similaire pour Boulazac, Dixième l’an dernier, l’équipe d’Alpha Kaba a démarré la saison sur un bon rythme avant de totalement imploser. De la 10e à la 24e et avant-dernière journée de championnat, l’équipe de Dordogne eut même le pire bilan de la ligue, derrière un trio qui n’a jamais vraiment quitté les tréfonds du classement.
Pour son retour en Jeep ÉLITE cinq ans après sa descente, Roanne n’a pas vécu la saison idéale. Balancée de coach en coach au cours de l’année (trois entraîneurs se sont succédés sur le banc), la Chorale aura flirter avec la zone de relégation toute l’année pour finalement terminer en seizième position. Un manque de stabilité qui n’a pas aidé la défense de l’équipe, statistiquement la pire de la ligue en terme de points encaissés. Derrière, on retrouve une des déceptions de la saison. Présent en première division depuis 1988, Gravelines-Dunkerque a un peu plus coulé cette année. Équipe la moins prolifique offensivement, le BCM aurait dû être relégué cette année mais aura droit à une chance de rebondir la saison prochaine pour sauver sa place en Jeep ÉLITE.
En dernière position, on retrouve Le Portel, déjà à la limite de la descente l’an dernier. Malgré l’apport de son All Star Benoît Mangin, l’ESSM a eu bien du mal à être compétitf, notamment en fin de saison avec une seule victoire sur ses quinze dernières rencontres. Là encore le club du Pas-de-Calais aura droit à une nouvelle chance l’an prochain, mais devra absolument corriger le tir pour ne pas revivre ce type de saison.
Une saison de Jeep ÉLITE tronquée après vingt-cinq journées et qui n’aura donc vu aucune descente et aucun match de phases finales. S’il faudra encore attendre quelques mois avant de voir le championnat français reprendre ses droits pour un nouvel exercice, on vous donne rendez-vous ce samedi pour connaître les récompenses individuelles décernées par notre rédaction.
À lire aussi : Le Bilan en Pro B