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Le Canada participera à la Coupe du Monde 2022

Canada

L'équipe masculine du Canada est entré dans l'histoire la nuit dernière. Après avoir attendu cela pendant 36 ans, le Canada a obtenu son billet pour la Coupe du monde de la FIFA pour la première fois depuis 1986, réalisant ainsi son objectif à court terme, tout en entrant dans la Coupe du Monde avec ce qui sera certainement la meilleure équipe de l'histoire de la sélection canadienne.

Le Canada a dominé outrageusement 4-0 la Jamaïque pour valider son billet pour la Coupe du Monde de Football 2022 qui se déroulera au Qatar. Junior Hoilett – qui a fortement envisagé de jouer pour la Jamaïque avant de s'engager avec le Canada en 2015 – a réalisé une performance magistrale, en marquant le premier but du Canada, en marquant le troisième but et en travaillant sans relâche en tandem avec Stephen Eustaquio pour s'assurer que Cyle Larin et Tajon Buchanan puissent conclure à l'avant.

Le Canada a joué le rôle d'un véritable prétendant – pas seulement pour faire bonne figure aux yeux de la CONCACAF, mais aussi pour montrer qu'il pourrait faire de réels dégâts au Qatar cet hiver. Face à une équipe jamaïcaine bien inférieure, le Canada a pris le jeu à son compte dès le coup d'envoi et il n'a pas fallu longtemps pour qu'une liaison Hoilett-Eustaquio permette à Larin de s'infiltrer dans la défense jamaïcaine pour ouvrir le score à la 13e minute. Larin et Buchanan étaient dans une grande forme, à tel point que leurs erreurs auto-infligées devant le but étaient les seuls reproches que l'on pouvait faire à cette équipe canadienne.

Alphonso Davies, le meilleur joueur du Canada, a manqué les cinq derniers matchs en raison de complications liées à une myocardite, ce qui complique encore plus la tâche des Canadiens à l'aube de l'année civile 2022. Davies est sur le point de retourner au Bayern Munich et sa vitesse, sa capacité à traverser et son penchant à détruire ses adversaires dans les scénarios 1v1 rendent cette équipe canadienne encore plus puissante. Le Canada a un état d'esprit offensif avec ses arrières qui poussent sur le terrain, et Davies, qui joue habituellement au poste d'arrière gauche, peut toujours opérer en tant qu'attaquant pour son pays, offrant aux défenseurs adverses un véritable casse-tête. On pourrait penser que le Canada aurait dû être en pleine forme pour se hisser au sommet de la CONCACAF, mais en réalité, son étonnante profondeur a sans doute été l'histoire de ce parcours de qualification.

Après la défaite de jeudi contre le Costa Rica (1-0), une minorité de supporters a été très déçue que le champagne ait dû être mis au frais, et une autre minorité encore a réagi de la manière la plus dégoûtante qui soit. Peut-être y avait-il des leçons à tirer. Il y a tout juste huit ans, le Costa Rica était la nouvelle coqueluche de la CONCACAF et avait surpris le monde entier en atteignant les quarts de finale de la Coupe du monde 2014. Trois titulaires de l'équipe de 2014 étaient sur le terrain jeudi, dont le gardien de but Keylor Navas et le milieu de terrain Celso Borges, qui a marqué le seul but du match pour sa 150e sélection internationale.

Et si les braises mourantes de la génération dorée du Costa Rica ont servi de miroir pour le Canada, il faut peut-être apprendre que cette équipe pourrait choquer le monde au Qatar si elle était prise à la légère. L'équipe de cette année sert de pont entre un passé sombre et un avenir incroyablement brillant – il a dû être cathartique pour Atiba Hutchinson d'être ovationné lors de sa 94e sélection internationale. Buchanan, Davies et Jonathan David sont tous des produits du modèle de développement canadien réformé, qui a adopté une approche professionnelle de la formation des joueurs, au lieu d'adopter les modèles de haute performance du hockey et du basket-ball qui se sont rarement bien adaptés au football.

Il n'y a pas si longtemps, les joueurs masculins canadiens savaient que leur développement s'arrêterait au moment où ils obtiendraient leur permis de conduire. Les équipes canadiennes de jeunes étaient régulièrement capables de se mesurer à leurs homologues étrangers jusqu'à l'âge de 14-17 ans, où les joueurs européens bénéficiaient de la spécialisation du système académique, tandis que les adolescents canadiens devaient presque uniquement compter sur leurs outils physiques bruts dans une vaine tentative de suivre. Il n'est pas exagéré de considérer la qualification du Canada comme la confirmation que le véritable engagement à développer les joueurs par le biais du modèle de l'académie a finalement porté ses fruits.

La fête est lancée, mais il ne faut pas confondre célébration et complaisance. L'équipe canadienne a un potentiel illimité et profite d'un système qui a été conçu pour performer. Le Canada pourrait être le belle surprise de la Coupe du Monde au Qatar et pourquoi pas suivre la trajectoire de ses voisins du Costa Rica qui a la surprise général avait atteint les 1/4 de finale de la Coupe du Monde 2014 au Brésil.

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