Coupe du monde

Zinedine Zidane, les meilleurs exploits du Français en Coupe du Monde

Il y en a eu des légendes du football. Et des grands joueurs qui ont marqué la plus prestigieuse des compétitions de ce sport. De Pelé à Maradona en passant par Cruyff, Platini et Beckenbauer, nombreux sont les mythes à avoir laissé une empreinte sur le Coupe du Monde. Zinedine Zidane est de cette trempe-là. Le Français aura marqué de son sceau (pour de bonnes et de mauvaises raisons) ce trophée convoité de tous. 

Coupe du Monde 1998 : coup de boule à droite, coup de boule à gauche 

Et un, et deux, et trois zéro. Ce refrain repris maintes et maintes fois par tous les Français doit son origine dans ces deux coups de tête devenus légendaires. Zizou, d'un doublé, a offert à la France la première Coupe du Monde de son histoire, à domicile. Il est coutume de dire que souvent, une édition d'un mondial est marquée par un joueur en particulier. Souvent le vainqueur de l'édition. La Coupe du Monde 1986 a été éclaboussée par la classe de Diego Maradona. En 1970, Pelé a guidé son Brésil vers un troisième couronnement. Paolo Rossi a été l'élément déclencheur qui a permis à la Squadra Azzurra de devenir championne du monde en 1982. Parfois, les vaincus ont aussi le privilège d'être de “beaux” perdants. Johan Cruyff aura démontré l'étendue de son talent en 1974, Lionel Messi a failli porter l'Argentine vers une troisième étoile. Zidane lui-même aurait mérité meilleure sortie en 2006.

Mais revenons à nos moutons. Car lorsque l'on pense à la Coupe du Monde 1998, tout de suite, un nom nous vient en tête. Celui de Zizou. Et pourtant, s'il est évidemment le sauveur en finale, son mondial est loin d'être des plus reluisants. Discret lors du premier match contre l'Afrique du Sud qui voit la France s'imposer largement, il est même exclu pour un coup de tête, déjà, contre l'Arabie Saoudite, lors du deuxième match de poule. Suspendu deux matchs, il manquera donc la dernière rencontre de phase de groupe contre le Danemark, qui compte pour du beurre… mais surtout le 8ème de finale contre le Paraguay où les Bleus ont un mal fou à se défaire du Paraguay. Passés tout proche du scalpe, il fallut un but en or de Laurent Blanc pour sauver les meubles. En quarts de finale, contre ses amis Italiens, dans une rencontre assez fermée, le milieu de terrain de la Juve à l'époque n'a pas une influence rayonnante. Idem en demi-finale, où le sauveur s'appellera Lilian Thuram.

Non, il n'est évidemment pas question de dénigré le tournoi de Zidane. Elément majeur de l'Equipe de France, il aura fait le boulot, pour porter les siens jusqu'en finale. Mais son mondial est clairement réhaussé par son doublé lors de l'ultime rendez-vous. Mais bon ou mauvais tournoi, match de haut niveau ou match manqué, mauvaise réaction ou geste approprié, peu importe. Ce doublé légendaire, qui lui vaudra son portrait sur l'Arc de Triomphe, a rendu 60 millions de personnes ivre de bonheur.

Crédit : Youtube

Coupe du Monde 2006: partir sur un coup de tête… 

Après un mondial 2002 manqué, où il est arrivé blessé et n'a pu disputer que le dernier match de poule, Zinedine Zidane annonce sa retraite internationale en 2004… avant d'en sortir un an plus tard. Désireux de terminer sa carrière sur une bonne note (donc une victoire) en Coupe du Monde, il renfile le bleu de chauffe et reprend du service. Avec réussite. Pourtant peu en accord avec Raymond Domenech, il traverse le premier tour comme un fantôme, se loupant lors du match d'ouverture contre la Suisse, étant même remplacé contre la Corée au cours du deuxième ! Le pire dans tout cela? Avec deux cartons jaunes en deux matchs, il manquera le dernier match décisif contre le Togo. La catastrophe est proche pour les Français, qui s'en sortiront finalement grâce à des buts d'Henry et Vieira.

Mais le meilleur est à venir. Car chacun des adversaires au tour final sait que, potentiellement, Zidane dispute le dernier match de sa carrière. L'objectif, comme pour les Espagnols en 8ème, est de “l'envoyer à la retraite”. Mais Zizou va alors se magnifier, réussissant une phase finale de haute volée. Face à ses amis Espagnols, il va régner, se permettant même d'inscrire le but du K-O dans les dernières minutes pour qualifier les siens. C'est également lui qui avait offert le second but à Vieira, sur un coup-franc rondement frappé. Mais surtout, son quart de finale, contre le Brésil, restera sans doute comme le meilleur match de sa carrière. Alors qu'on le dit diminué, Zidane va nous offrir un récital dont lui seul à le secret. Entre roulette, passement de jambes et coup du sombrero, l'artiste va passer en revue toute sa gamme technique. Et tout le monde en prendra pour son grade ! Kakà, Ronaldo, Ze Roberto, et le pauvre Cafù qui a eu le malheur d'être régulièrement dans la zone du meneur de jeu Français. Ce match est un chef-d'œuvre, et restera comme l'un des plus marquants de sa carrière. Cerise sur le gâteau, il offre sa première passe décisive à Thierry Henry, sur coup-franc, après près de 10 ans de vie commune en sélection. La demi-finale contre le Portugal le verra inscrire l'unique but de la rencontre sur penalty, dans un match où les Français ont été bousculés par de solides Ibériques qui auraient, sans doute, mérités un peu mieux.

Arrive donc le moment de grâce, de gloire. Pour la deuxième fois en huit ans, Zidane se retrouve en finale de Coupe du Monde. Et comme en 1998, il va la marquer de son empreinte.. pour plusieurs raisons. Pour cette panenka fabuleuse tout d'abord, qui permis à la France d'ouvrir le score après à peine dix minutes de jeu. Et pour ce coup de tête sur Materrazzi, ensuite. Zizou le sait, il vient de précipiter la chute des siens, alors que le match est encore très indécis. Ce mauvais souvenir dont on veut éviter de raviver les douleurs sera donc l'ultime de la carrière bien rempli de Zinedine Zidane. Une fin pas comme les autres, pour un joueur différent. Mais tellement envoutant.

Crédit photo : le Quotidien du Sport


Valentin Martin

Le cœur meurtri par la fin de carrière de Rodgeur, je m'en remets aux stepback de The Beard. Rien de tel qu'un Vélodrome incandescent pour me faire chavirer de bonheur

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