Basketball

Bilans NBA 2019 – 2020 : Miami Heat, chaleur extrême en Floride

Après une longue coupure puis un retour dans la bulle à Orlando qui a couronné les Lakers de Los Angeles, la saison NBA est désormais officiellement terminée. L’heure des bilans est ainsi arrivée, et We Sport revient ainsi avec vous sur la saison des vingt-deux équipes présentes dans la bulle, après avoir déjà effectué celui des huit franchises absentesAujourd’hui, retour sur la saison du Heat de Miami, LA surprise de cette saison de NBA. From zero to her(r)o, récit d’un conte de fée à la sauce Disney.

L’après Dwyane Wade

L’été des possibles

Après la retraite du légendaire Dwyane Wade, qui s’est vu retirer son maillot pour l’éternité au cours de la saison, il fallait bien reconstruire du côté de Miami. Cela a bel et bien été fait, et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a marché. Le 6 juillet, Miami recevait Jimmy Butler en provenance des Sixers, qui récupéraient eux Josh Richardson. Dans l’opération, les Clippers récupérèrent un tour de Draft 2023. Une quatrième équipe était inclue dans le deal : Portland, qui récupérait Hassan Whiteside. Meyes Leonard faisait lui le chemin inverse.

Au cours de la Draft, le Heat réalisa un des steals de cette cuvée en enrôlant Tyler Herro avec le 13e pick. Mieux encore, Kendrick Nunn signait pour la franchise gérée par Pat Riley alors qu’il était non drafté en 2018 : une aberration au vu de son niveau affiché cette année en tant que meneur du Heat. Des rookies complètement dingues qui ont survolé la saison, et qui furent d’ailleurs tous deux récompensés pour cela d’une sélection pour le Rising Stars Challenge 2020.

Saison discrète…

Le Heat, qui avait échoué à se qualifier pour les playoffs l’année précédente, réalisa donc cette année une belle progression. Cependant, avec un bilan de 44 victoires pour 29 défaites, seule la 5e place était décrochée par Miami. Avec une concurrence toujours plus féroce à l’Est, il eut fallu montrer un peu plus les crocs en saison régulière. Surtout, Spoelstra a vu des individualités exploser, mais ce toujours au service du collectif. Jamais nous n’aurions pu prédire que Butler se fondrait aussi bien en son sein. Bien aidé par un effectif équilibré, il a su tirer partie du meilleur de lui-même. Il fut bien épaulé par un Bam Adebayo pas loin du titre de MIP, seulement devancé par Brandon Ingram (New Orleans Pelicans). Avec 15.9 points de moyenne et plus de 5 rebonds par match, le pivot américain signa quarante double-doubles en saison régulière et trois triple-doubles ! La performance marquante ? La victoire face aux Hawks (135-121) le 10 décembre 2019. Un triple-double de Butler, un triple-double de Bam Adebayo. Clair, net et précis.

À la faveur d’une division plutôt faible, le Heat devenait alors champion de la Division Sud-Est, où figurent le Magic, les Wizards, les Hornets et les Hawks. Pas de quoi fanfaronner, mais tout de même. Tout au long de la saison régulière, le Heat aura su gagner lorsqu’il le fallait sans faire trop de bruit, laisser les lauriers aux Bucks et aux Raptors et endormir son monde. Il semblait si loin le temps où le Heat végétait en milieu de tableau. L’avenir s’annonçait dans tous les cas radieux. L’effet Jimmy Butler peut-être ?

Autre satisfaction de la saison, l’apport grandissant du storing au-delà de la ligne des 3 points. Duncan Robinson en tête. Le jeune arrière du Heat est devenue l’arme fatale par excellence à 3 points. Bien accompagné par Herro, Olynyk, Crowder ou encore Nunn et Dragic, Miami est devenue une référence en la matière. Poussant même certains à l’extrême, déclarant que Robinson est le meilleur shooter de la Ligue ! Curry doit bien en rire tout de même.

…et post-season dantesque

Deux premiers tours de gala

Une claque. Puis deux. Puis trois. À saison exceptionnelle, finale exceptionnelle. Enfermée dans cette bulle d’Orlando qui a su choisir son camp (les Phoenix Suns), l’équipe du Heat s’est transcendée jusqu’à l’épuisement complet. Après un premier tour très facile face aux méconnaissables Pacers de l’Indiana (4-0), Miami a su hausser nettement son niveau de jeu. Il fallait bien cela lorsqu’on évolue face aux Bucks, champions de conférence Est et presque déjà promis au titre suprême. Giannis Antetokounmpo, fraîchement auréolé du titre de DPOY en plus de celui de MVP de la saison régulière, semblait bien trop grand pour Butler & co. Et pourtant, il fut si petit…!

Chacun leur tour, les stars de ce roster incroyable prirent les choses en main. Tantôt Butler (matchs 1 & 3), tantôt Dragic (matchs 2 & 5), tantôt Adebayo (match 4). Il en devenait impossible pour les Bucks de deviner qui prendrait feu au cours de la série. Herro y mit également son grain de sel, et les Bucks finirent au tapis ; 4-1. Score sévère et lourd de conséquence pour Giannis. Incapable de varier son jeu, le Grec donnait l’impression de forcer à chaque action. On ne peut que saluer la performance défensive de Bam Adebayo, qu’on pensait se faire manger tout cru.

En route pour les NBA Finals

L’obstacle Bucks passé, le Heat s’attaquait alors à Boston. Et cela ne causait toujours pas de gros problème au Heat. Sereins, confiants quant à leurs capacités à tout défoncer, Miami roula encore une fois sur ses adversaires. Au match 4, Tyler Herro prit complètement feu, inscrivant pas moins de 37 points ! Seule la défaite au match 5 fit tache tant elle fut lourde. Heureusement, les hommes de Spoelstra se relevèrent vite, concluant la série sur une victoire 125-113. Place désormais à la grande finale face aux Lakers de LeBron et Davis.

L’illusion était presque trompeuse, le Heat donnant par moment l’impression que la marche n’était pas si haute que ça. Pourtant, au terme de Finales de haute volée, Miami s’inclina 4-2. Seul Butler parut surnager parmi ses coéquipiers, terminant quasiment chaque match meilleur marqueur, rebondeur et passeur. Pas de quoi rougir cependant pour la franchise de Floride, tant le parcours fut beau. Les blessures sur cette série de Dragic et Bam Adebayo n’arrangèrent rien à leur sort. Condamnés à bricoler, les Lakers ont largement pris le pas sur eux. Avec ces blessures, nous étions en droit d’en attendre plus de joueurs expérimentés comme Crowder ou Iguodala, mais ils ne furent pas au rendez-vous. Même Herro parut éteint, ne dépassant qu’une fois les 20 points. Collectivement, le Heat peut être serein, la franchise a un bel avenir devant elle. Les individualités sont en place, les joueurs se donnent pour leur franchise… pas de doute, le Heat est de retour au sommet.

Le MVP de la Rédac’ : Jimmy Butler

Bam Adebayo aurait bien évidemment pu être cité, sa sélection au All-Star Game et sa nomination au titre de MIP parlant pour lui. Mais il ne fut pas le seul joueur du Heat à participer au All-Star Game. Jimmy Butler, pour la 5e fois de sa carrière, fut invité à cette grande fête mascarade offensive du basket. Arrivé en 4e position des intérieurs à l’Est derrière Antetokounmpo, Embiid et Siakam, le Butler individuel de Minnesota avait complètement disparu. Il a fait place à un Butler altruiste, intelligent, patient, compréhensif… Bref, un joueur de basket complet, sachant jouer en équipe et pour ses coéquipiers. Saison presque parfaite pour Butler, à qui il ne manquait finalement plus qu’un titre.

La saucisse de la Rédac’ : Andre Iguodala

Déjà élu saucisse du côté de Memphis, Iguodala fait donc coup double. Comportement désastreux à Memphis, joueur désastreux à Miami. Signé par le Heat pour renforcer son banc, à la manière de ses belles années aux Warriors, Iggy n’a rien montré. Avec 19,5 minutes de moyenne en playoffs, Iguodala a une ligne de statistiques plutôt… décevante : 3.8 points, 2.6 rebonds, 1.8 passes, 71% aux lancers-francs… Rien d’incroyable.

Le + / –

Le + : le retrait du maillot de Dwyane Wade

Le – : les blessures lors des Finales NBA

Et la saison prochaine ? 

Les besoins à combler

Crowder, Dragic, Jones Jr. ou encore Leonard sont en fin de contrat, et donc agents libres. Pas de doute, le board aimerait surement continuer avec eux dans leurs bagages. Le maitre mot du Heat pendant cette intersaison et pour l’année prochaine sera stabilité. Le coach est bon, le staff est bon, les individualités sont bonnes… Tout va bien du côté de Miami ! Chaque poste est pourvu comme il se doit. En cas de départ de Dragic, il faudrait peut-être se tourner vers un meneur All-Star, bien que Nunn soit plutôt fiable, quoique encore un peu inconstant. Rajon Rondo ferait très bien le travail et dépouillerait un concurrent sérieux au titre. Fred VanVleet est aussi à mentionner, tout comme Mike Conley.

L’avis de la Rédac’

Comme répété à plusieurs reprises, l’avenir s’annonce (vraiment) radieux pour Miami. L’équipe a séduit de nombreux suiveurs de la NBA, et le bandwagon pour Miami est peut-être déjà plein à craquer. La franchise propose un basket propre, collectif, ou chaque joueur a trouvé sa place. La Draft a été faite intelligemment, et l’explosion de Bam Adebayo a bien aidé Butler à se fondre dans ce collectif. Pour 2021, il faudra espérer que cela marche toujours autant qu’en 2020. En revanche, les autres franchises sont prévenues : il ne faut plus prendre le Heat à la légère.

Une saison régulière discrète, une post-season de fou furieux, une Finale NBA… Jamais personne n’aurait pu prédire cela au Heat, même avec le recrutement de Jimmy Buckets en début de saison. Le départ de Wade avait plongé la franchise dans une sorte d’entre-deux que Butler a rapidement comblé. Vivement 2021, l’Est n’a jamais été aussi excitant !

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