Moins de deux mois et demi après le titre des Lakers, la NBA va déjà reprendre ses droits pour un nouvel exercice. Après une Draft virtuelle et un intersaison éclair, les trente franchises de la ligue vont donc déjà repartir au front. Dans la dernière ligne droite avant le début de la saison 2020/2021, We Sport fait le tour des forces en présence et des attentes pour chaque équipe. Aujourd’hui, focus sur cinq franchises qui devront batailler dur pour atteindre les play-offs.

New Orleans Pelicans

Les performances des Pels dépendront en grande partie des perfs du duo Zion – Ingram (credits – Erick Drost)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

3. Entre la blessure du numéro un de la draft et la mayonnaise qui a mis du temps à prendre entre les nouveaux arrivants (Lonzo Ball en tête), 2019-2020 ne restera pas dans les annales du côté de la Nouvelle-Orléans. Finalement invités de justesse à la bubble d’Orlando, les Pels ont montré quelques motifs de satisfaction sur la fin de saison, avec un Brandon Ingram inspiré et surtout l’apport de Williamson, enfin opérationnel mais n’ont pas su renverser totalement la vapeur. Avec un bilan négatif (32V-40D) ils termineront finalement 13e de la conférence, une place qui reflète parfaitement leur niveau sur la saison.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Out Alvin Gentry, welcome Stan Van Gundy. Avec SVG sur le banc, les Pels se sont offerts un coach capable de tirer le meilleur de leur jeune effectif. Et il va y avoir du boulot. Orphelins de Jrue Holiday parti seconder Giannis, NOLA va devoir développer son jeu défensif, point négatif de la dernière saison, pour espérer faire quelque chose d’intéressant. Avec l’arrivée de Steven Adams et Eric Bledsoe en tête de gondole, les Pelicans semblent avoir amélioré cet aspect mais le backcourt Ball – Reddick paraît léger sur ce point. Avec un banc homogène sans être exceptionnel (Melli, Bledsoe, Hayes, Hart, Alexander-Walker), New Orleans paraît armé pour faire mieux que l’an dernier. En sélectionnant Kira Lewis Jr à la 13e position de la Draft, NOLA a fait un pari sur l’avenir. Très jeune, le meneur d’Alabama devrait évoluer dans l’ombre de Ball la plupart du temps, mais pourrait bien apporter son explosivité sur quelques séquences.

Le 5 majeur

  • PG : Lonzo Ball
  • SG : JJ Redick
  • SF : Brandon Ingram
  • PF : Zion Williamson
  • C : Steven Adams

Lonzo Ball devrait être le fer de lance de ce 5 majeur et devra enfin confirmer son potentiel à la mène. À ses côtés, JJ Redick devrait apporter son sens du shoot extérieur tandis que la doublette Ingram – Williamson pourrait terroriser bien des défenses tant la polyvalence du duo semble intéressante. Sous le panier l’apport de Steven Adams va permettre de libérer des espaces et d’avoir enfin un peu de densité.

Objectifs et attentes

Voilà typiquement le type de franchise qui pourrait bénéficier de l’arrivée du tournoi play-in. Prévu entre les 8e et 10e place, NOLA semble avoir le potentiel de passer un cap par rapport à la saison dernière. Cependant, cette équipe n’offre pas vraiment de garanties évidentes et les résultats dépendront en grande partie de la forme et du physique de Zion Williamson qui pourrait bien être le facteur X afin de viser une qualification en playoffs.

 

Minnesota Timberwolves

Karl-Anthony Towns tentera de mener les loups jusqu'à la post-season (credits : essentiallysports.com)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

À l’aube de la saison 2019-2020, les Timberwolves semblaient se préparer à une nouvelle année dans le ventre mou du classement, dans une conférence Ouest où beaucoup trop d’équipes pouvaient prétendre aux playoffs. Pourtant, emmenés par un Karl-Anthony Towns impressionnant, Minnesota jouait les trouble-fêtes en début de saison. Mais le conte de fée n’a pas duré. Retombant dans leurs travers, les loups n’ont jamais su retrouver leur niveau de début de saison malgré l’arrivée de D’Angelo Russell. Un mal pour un bien puisqu’avec leur avant-dernière place à l’Ouest, les Timberwolves ont pu récupérer le first pick

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Un first pick qui a mis pas mal de temps à se dessiner, mais finalement la franchise de Minneapolis a jeté son dévolu sur Anthony Edwards plutôt que James Wiseman. Véritable phénomène athlétique, l’arrière aura l’occasion d’exploser et sera l’une des armes majeures des jeunes loups s’il arrive à s’imposer et prendre la place de Malik Beasley récemment prolongé. Avec peu de départs (Evan Turner, James Johnson, Omari Spellman) dont aucun de joueurs majeurs et peu d’arrivées importantes mis à part le retour au pays de Ricky Rubio, Gersson Rosas a choisi de miser sur la continuité et Ryan Saunders devra trouver la formule magique pour combler les manques de l’effectif, surtout au poste 4 où Juan Hernangomez n’apparaît pas comme le point fort de cette équipe.

Le 5 majeur

  • PG D’Angelo Russell
  • SG : Malik Beasley
  • SF : Josh Okogie
  • PF : Juan Hernangomez
  • C : Karl-Anthony Towns

Un duo du niveau All-Star (KAT – D-Lo) qui devra encadrer une meute de jeunes sans réel pedigree, voilà à quoi ressemble l’effectif des Wolves. Avec Okogie en progression à l’aile et Ricky Rubio qui viendra apporter son expérience en sortie de banc, Saunders devra s’appuyer sur un noyau resserré pour mener à bien la campagne 2020-2021.

Objectifs et attentes

Avec cet effectif, l’objectif playoffs paraît tout de même difficile à atteindre pour Minnesota qui devrait une nouvelle fois batailler pour essayer de faire bonne figure. Si le talent est là, la profondeur devrait faire défaut à cette équipe qui naviguera à vue dans une conférence Ouest où le niveau moyen semble de plus en plus haut. Une place qualificative pour le tournoi play-in semble le mieux que puissent espérer les Wolves.

 

San Antonio Spurs

Le retour des couleurs fiesta pour un retour en play-offs ? (credits : Twitter Spurs)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

La dernière fois que les Spurs n'étaient pas présent en playoffs, Tiger Woods devenait le plus jeune golfeur à gagner un Masters et Bill Clinton était Président des Etats-Unis. Autant vous dire que de ne pas voir les Spurs jouer au printemps, ou plutôt à l'été cette année, est assez inhabituel. Vingt-deux années et une habitude réconfortante de régularité envolée dans la fumée d'une saison médiocre. Gregg Popovich, aux commandes depuis 1996, n'a cette fois-ci pas su trouver la recette miracle. On peut lui reprocher sa réticence à donner les clés du camion aux jeunes, leur préférant Marco Belinelli (aujourd'hui en Europe). Il n'a surtout pas réussi à donner une identité à son équipe. Rien d'exaltant alors, une pauvre défense et certains joueurs qui n'aident pas. Sans lui jeter la pierre, Dejounte Murray stagne offensivement et n'est pas à la hauteur de sa récompense de 2018 (all-defensive second team). Alors dans le Texas on cherche des rayons de soleil. Le plus lumineux se dit-on, c'est sûrement Derrick White. Particulièrement performant dans la bulle, l'ancien de Colorado s'est positionné en tête de la young core à San Antonio (il a déjà 26 ans).

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Qu'est ce qui ressemble à un désert texan ? C'est évident, c'est l'intersaison des Spurs ! Et oui, l'annuelle, discrète mais toujours très juste, intersaison a laissé place à une intersaison tristement discrète. Pourtant, les Spurs étaient dans des rumeurs de trades autour de DeRozan aux Lakers ou d'Aldridge aux Warriors mais finalement rien. Aucun trade, deux petites prolongations, la draft et puis c'est tout. Pour tout reprendre dans l'ordre, – de toute façon on ne va pas se perdre – les Spurs se présentaient à la draft avec le pick 11 et le pick 41. Ils les ont utilisés pour choisir Devin Vassell et Tre Jones. Le premier est un choix compréhensible grâce à sa polyvalence et sa capacité à défendre, même si d'un autre côté c'est un poste 2 ou 3 et à San Antonio il y en a par dizaines. Trouvera-t-il sa place entre Lonnie Walker IV, Keldon Johnson et Derrick White ? Quant à Tre Jones, il est expérimenté et pourrait apporter en cas de blessures. Toutefois, on l'attend plus en G-League la saison prochaine.

En toute discrétion, le front office dirigé par le néo GM Brian Wright a prolongé Jakob Poeltl pour 27 millions sur 3 ans et Drew Eubanks pour 5 millions et la même durée que son collège autrichien.

Alors, on prend (presque) les mêmes et on recommence, seuls Bryn Forbes et Chimezie Metu s'ajoutent à Marco Belinelli sur la liste des départs. Les deux arrières laisseront leurs minutes aux jeunes qui en auront besoin afin de s'exprimer tandis que Metu met le cap à Sacramento pour le training camp. D'ailleurs, l'embouteillage sur les postes 2 et 3 pose beaucoup de questions mais les postes intérieurs ne sont pas en reste. On imagine Aldridge titulaire évidemment, mais deux configurations sont possibles. Un L-Train en stretch 4 aux côtés de Poeltl ou alors en 5 pour une formation plus moderne. Les deux possibilités se valent et, on l'imagine, seront testées par tout le staff texan.

Le 5 majeur

  • PG : Dejounte Murray
  • SG : Derrick White
  • SF : DeMar DeRoza
  • PF : Trey Lyles
  • C : LaMarcus Aldridge

Nous avons préféré glisser Aldridge en point d'ancrage de la défense comme il a pu l'être jadis. Trey Lyles n'a peut-être pas le niveau d'un starter en NBA mais il offre un équilibre entre spacing et présence au rebond. Aux postes 1, 2 et 3, les titulaires semblent fixés pour le début de saison. En sortie de banc, Patty Mills et Rudy Gay offrent de l'expérience et du scoring, alors que Poeltl s'associera à Aldridge pour parer la raquette adverse si elle pèse trop. Ensuite les jeunes auront leur temps de jeu limité car ils sont beaucoup à se disputer les mêmes postes.

Objectifs et attentes

On ne voit pas bien comment San Antonio pourrait faire mieux que la saison dernière. L'effectif n'a que peu bougé, aucun joueur n'a beaucoup progressé. Il faudra continuer de puiser dans le réservoir de jeunes et d'en sortir les meilleurs. Les plus vieux, qui savent que l'avenir ne sera pas couronné de victoires printanières, pourraient vouloir partir avant la fin de la saison. DeRozan et Aldridge sont en dernière année de contrat, pas d'options, rien. Justement, rien, ce serait une brillante idée pour les Spurs de ne pas perdre leurs deux cadres sans contrepartie. Une paire de choix de draft, ce serait déjà bien se dit-on probablement à l'AT&T Center.

 

Oklahoma City Thunder

SGA devrait avoir les clés du camion OKC cette saison (AP Photo/Michael Conroy)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

Chris Paul et compagnie nous ont bien eu. Avec la perte de Westbrook et Paul George, on ne donnait pas cher de la peau du Thunder. Mais pourtant ils sont apparus comme des outsiders à deux doigts de renverser les Rockets au premier tour. Emmené par un CP3 d'abord décrié pour son salaire trop élevé, le Thunder a réalisé une saison magnifique. Par où commencer ? Et bien d'abord par Shai Gilgeous-Alexander, la pépite récupérée dans le trade de Paul George ne cesse de progresser. Encore au même poste, Dennis Schröder faisait partie des favoris pour le titre sixième homme de l'année. À côté des trois guards, il y avait bien Gallinari, Steven Adams et Luguentz Dort. Ce dernier a véritablement éclos dans la bulle. Un pitbull défensif qui est encore dans le projet de Sam Presti.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Résumer l'entièreté de l'intersaison du Thunder serait extrêmement long. En effet, Sam Presti a tout chamboulé alors qu'on pensait que la suite de l'ère Westbrook-Durant était là. Tout d'abord il y a le trade de Chris Paul à Phoenix. Un transfert qui flexibilise la masse salariale du Thunder (contrat de Chris Paul : 85 millions sur 2 ans). Ensuite, Dennis Schröder rejoint les Lakers tandis que Danilo Gallinari part en Géorgie, à Atlanta. Et puis, comme un symbole, les dernier résistants de la décennie 2010 au Thunder, Steven Adams et Billy Donovan, sont partis. Pour l'un, direction les Pelicans afin de former une raquette avec Zion Williamson et pour l'autre, cap vers Chicago pour une ode au beau jeu avec Zach LaVine. Qui dit Billy Donovan out dit nouveau coach et c'est Mark Daigneault qui prend sa place. Il était assistant pour OKC et coach de l'équipe affiliée de G-League.

Dans tous ces échanges, le Thunder a fait son marché aux choix de drafts. Pour les quatre prochaines années on risque de voir le Thunder deux ou trois fois au premier tour.

Le 5 majeur

  • PG : Shai Gildeous-Alexander
  • SG : George Hill
  • SF : Luguentz Dort
  • PF : Darius Bazley
  • C : Al Hordord

Avec tous les changements que cette intersaison a amené il fallait bien trouver un peu de continuité. C'est logiquement que Shai Gilgeous-Alexander et Luguentz Dort sont dans notre 5 majeur. Nous avons aussi intégré Bazley au poste 4 car il serait intéressant de le développer. Mais justement, pour développer tout ça, nous avions besoin d'expérience. Alors en combo-guard avec Shai ce sera George Hill (arrivé de Milwaukee) et puis en 5 pour solidifier tout ça nous avons Al Hoford en provenance de Philadephie.

Objectifs et attentes

Sam Presti a activé le mode collection d'assets et le niveau de l'effectif a baissé. On n'attend pas beaucoup du Thunder sur le plan comptable mais cela ne veut pas dire que le sportif n'aura pas d'intérêt. Les jeunes doivent encore progresser et Shai pourrait même se retrouver dans la course du Most Improved Player. En tout cas, ses dirigeants et son staff lui font confiance. Ils veulent que tous les ballons passent par lui. Cette saison sera compliquée mais peut être est-ce le début d'une nouvelle ère dans l'Oklahoma.

 

Sacramento Kings

De'Aaron Fox menera-t'il les Kings jusqu'à la 8e place ? (Alika Jenner/Getty Images)

Que s'est-il passé l'an dernier ?

Les Kings arrivaient nourris d'espoir la saison dernière, prêts à en finir avec la disette de quatorze années sans playoffs. L'éclosion de la jeunesse, Buddy Hield avait pris son gros contrat ; autour de lui et Fox venaient s'ajouter des recrues aux profils intelligents comme Trevor Ariza (lol). Un projet prenait forme à Sacramento. Mais bon, c'était sans compter sur Vlade Divac et son petit coup de génie : le changement d'entraîneur. Passer de Dave Joerger et sa philosophie qui correspondait à l'équipe à Luke Walton qui venait de prendre la porte à Los Angeles. Résultat, une saison bien médiocre qui n'a fait que freiner la progression collective de la franchise. 31 victoires pour 41 défaites. Pour finir, ça a bougé dans les bureaux, Monte McNair remplaçant finalement Vlade Divac.

À quoi ressemble l’effectif ?

Le journal de l’intersaison

Le nouvel arrivant a fait un peu de ménage. Déjà, on a allongé le contrat de De'Aaron Fox pour la modique somme de 163 millions sur cinq ans. Avec ce contrat, la franchise s'est assurée les services d'un meneur qui peut devenir élite et qui est l'image de la franchise. Ensuite, avec peu de marge de manœuvre, Monte McNair devait bricoler quelques trucs. Il récupère au minimum Hassan Whiteside : une belle affaire. Le ratio double-double/engagement sur la durée paraît très intéressant. Mais avant tout cela, les Kings ont récupéré Tyrese Haliburton à la draft, meneur intelligent et complet. En périphérie, ils ont fait signer quelques joueurs qui seront utiles en bout de banc comme Chimezie Metu, Glenn Robinson III ou encore Frank Kaminsky (pour le training camp).

Côté départ c'est un peu plus désordonné. Évidemment Bogdan Bogdanovic, en partance pour Atlanta, est la plus grosse perte. Agent libre restreint, les Kings pouvaient s'aligner sur l'offre des Hawks (72M/4 ans) mais ne l'ont pas fait. Si ce n'était que ça… En bon samaritain, Vlade Divac a laissé un petit cadeau avant de partir, le contrat finissant d'Harry Giles. L'intérieur bien-aimé de la fanbase de Kings s'en est allé au Nord, à Portland. Alex Len et Kent Bazemore sont partis aussi, le premier à Toronto et le second est retourné chez les Warriors.

Le 5 majeur

  • PG : De'Aaron Fox
  • SG : Buddy Hield
  • SF : Harrison Barnes
  • PF : Marvin Bagley III
  • C : Richaun Holmes

Nous avons imaginé ce cinq majeur pour les Kings. La discussion entre Richaun Holmes et Hassan Whiteside est légitime. Ce dernier pourrait prétendre à une place de titulaire car plus expérimenté mais nous avons préféré récompenser la dernière saison de Holmes. Fox et Hield sont verrouillés dans le cinq majeur même si le shooting guard pourrait se retrouver sur les tablettes de contenders à la recherche de sharp shooter. De son côté Harrison Barnes sert de liant dans ce 5 majeur. Il apportera par sa défense et son shoot, du moins on l'espère.

Objectifs et attentes

Qu'attendre des Kings cette saison ? Difficile à dire. Dans une Conférence Ouest toujours aussi relevée, Sacramento aura du mal à se faire sa place et devra jouer des coudes pour ne pas tomber dans le bas du classement. Si tout se passe comme prévu, la franchise pourrait accrocher une place dans le play-in qui déterminera les derniers qualifiés pour la postseason. Dans le scénario contraire, le collectif ne prend pas, Luke Walton est remercié en cours de saison et Buddy Hield plie bagage lors de la trade deadline. Tout est possible en Californie car, à Sacramento, on est jamais sûr de rien.

Cinq franchises qui n'auront pas le droit à l'erreur si elles veulent atteindre la post-season. Si parmi elles, certaines ont semblé se renforcer, d'autres risquent d'avoir beaucoup de mal à accrocher quelque chose.

Article réalisé avec l'aide de Louis Preuvot.

Credit image principale : Joe Murphy – Getty Images