Dans une année où la pandémie mondiale de Covid-19 a chamboulé les programmations sportives et autres évènements planétaires (J.O, Euro, …), chaque sport a dû s’adapter pour survivre. Si 2020 restera une année morose pour bien des personnes, les douze mois qui la composent furent tout de même riches en émotions pour tout fan de sport. Du passage de la NBA à Paris aux records de Lewis Hamilton, en passant par les prouesses de Tadej Pogačar ou le Final 8 de la Ligue des champions, la rédaction de We Sport revient pour vous sur les trente moments marquants de 2020. Aujourd’hui, retour sur le titre des Lakers de Los Angeles, un titre avec une saveur toute particulière.
Une volonté de perfection
Les Lakers version 2019/2020, c’est avant tout une équipe qui était taillée pour jouer les premiers rôles. En manque criant de résultats lors de cette décennie, la franchise de Los Angeles avait déjà frappé très fort en attirant LeBron James, meilleur joueur de sa génération, du côté du Staples Center en 2018. Néanmoins, les choses ne se sont pas passées comme prévues et la direction a dû mettre les petits plats dans les grands pour espérer renouer avec son passé glorieux. Ainsi, des modifications ont été effectuées dans les bureaux (Rob Pelinka), sur le banc (Frank Vogel & Jason Kidd) et sur le terrain (Anthony Davis, Rajon Rondo, Dwight Howard) pour entourer au mieux le King. Une stratégie qui va rapidement porter ses fruits.

Parmi les favoris avant le début de la saison, les Lakers s’affirment très vite comme un prétendant sérieux au titre. Proposant un jeu agréable derrière ses deux superstars, Los Angeles domine outrageusement sa conférence. En rodage au mois d’Octobre, la franchise s’installe sur le trône à l’Ouest début Novembre et ne le quittera plus jusqu’à la fin de la saison. Personne ne résiste aux angelinos qui ne perdent que quatorze matchs jusqu’au Hiatus. Si l’avenir de cet exercice 2019/2020 est encore inconnu, les Lakers font plus que jamais office d’épouvantail dans la conférence la plus relevée de la ligue.
La bulle, terre de mission
Quatre mois et demi après la coupure, la NBA pose ses valises à Disney World et met en place la bulle d’Orlando pour terminer sa saison. Dans un contexte inédit, les Lakers sont en mission. Déjà investis d’un supplément d’âme depuis le décès de Kobe Bryant fin janvier, la franchise sait qu’elle ne doit pas laisser passer sa chance. Si les seeding games des coéquipiers de LeBron James sont assez décevants, peu importe. Los Angeles assure rapidement la première place de la Conférence Ouest et ne pense qu’aux playoffs avec un seul et unique objectif en tête : le titre.
La postseason ne sera presque qu’une formalité pour les Lakers. Pourtant, chaque série semblait ressembler à un piège pour les hommes de Frank Vogel. Opposés à des Blazers implacables dans la bulle, les californiens vont se faire surprendre d’entrée et lâcher le Match 1. Un mauvais présage ? Absolument pas, car les purple and gold vont remporter les quatre rencontres suivantes et se qualifier en demi-finales de conférence. Bis repetita au tour suivant contre les Rockets, où L.A perd la première manche mais déroule ensuite pour retrouver des finales de conférence qu’ils n’ont plus connu depuis 2010. Face à des Nuggets émoussés par deux séries qui sont allées jusqu’au Match 7, les Lakers ne lâcheront encore qu’une manche et remporteront sans trembler le titre dans la Conférence Ouest. Une première depuis dix saisons et un pas de plus vers le Graal.
Des Finales NBA maîtrisées
En Finales, les Lakers retrouvaient le Heat de Miami, une opposition qui, là-encore, ressemblait en tout point à un guet-apens. Alors qu’on pouvait s’attendre à une lutte acharnée entre floridiens et californiens, il n’en fut rien. Très vite Los Angeles se montre supérieur et se place en position de l’emporter après seulement quatre matchs disputés. Si Miami s’accorde un sursis en remportant le Match 5, le King et ses partenaires concluent l’affaire deux jours plus tard. Dix ans après leur dernier titre, les Lakers de Los Angeles remontent une nouvelle fois sur le toit du monde.
LeBron & Kobe, pour l’éternité
Ce sacre des Lakers, c’est plus qu’une simple ligne sur un palmarès. Pour LeBron James, ce titre est celui de l’apothéose. Ayant pris de gros risques en rejoignant une franchise dont il ne restait que des ruines, le King a réussi son pari en faisant à nouveau des Lakers une franchise qui gagne. Après six saisons sans playoffs, les californiens n’ont pas traîné pour retrouver un titre qui les fuyait depuis 2010, et le nouvel idole de Los Angeles a donc ramené la franchise au sommet en seulement deux ans. MVP des Finales, Lebron James remporte ainsi son quatrième titre NBA avec une troisième franchise différente, inscrivant un peu plus son nom dans l’histoire. Ce titre est aussi celui de la confirmation pour Anthony Davis, le premier de sa carrière, mais également celui de la consécration pour Rajon Rondo ou encore Dwight Howard, deux joueurs qui n’avaient jamais réussi à décrocher une bague.

Si la symbolique est aussi forte autour de ce titre, c’est également car il survient au cours d’une année où la franchise a été secouée par un évènement déchirant. Joueur emblématique des Lakers et idole de toute une génération, Kobe Bryant nous avait tragiquement quitté le 26 janvier dernier à la suite d’un accident d’hélicoptère. Depuis, les Lakers n’avaient qu’une obsession : remporter le titre pour le Black Mamba. Tout le monde, LeBron James en tête, voulait rendre hommage de la meilleure des façons à un joueur exceptionnel et ce titre est l’aboutissement d’une volonté extra-basketball de ce collectif. Quelques mois avant son intronisation posthume au Hall of Fame, la mémoire de Kobe Bryant a donc été honorée de la meilleure des manières par sa franchise de toujours.
Dans une saison NBA chaotique, les Lakers de Los Angeles ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Après une longue traversée du désert, LeBron James a ramené le titre au Staples Center, permettant à la franchise d’accrocher une dix-huitième bannière à leur plafond. Une bannière qui porte le sceau de Kobe Bryant, dont la mémoire a été honorée avec ce sacre si particulier.
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